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CRITIQUES DE CONCERTS 22 mai 2018

Concert de l’Orchestre national de France sous la direction de Daniele Gatti, avec la participation de la soprano Camilla Tilling au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Obscures clartés
© Pablo Faccinetto

Ouvert avec un élégant divertimento de Mozart, ce concert du National et Daniele Gatti trouve une magnifique ampleur avec les Sieben frühe Lieder de Berg dans l’interprétation remarquable de la soprano Camilla Tilling. La Symphonie n° 4 de Mahler jouée ensuite captive par une proposition novatrice emplie de prises de risque du chef italien.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 21/04/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Déplacé de l’acoustique boisée de l’auditorium de la Maison de la Radio à celle plus sèche du Théâtre des Champs-Élysées, le concert du National de France sous la baguette de son chef milanais débute on ne peut plus classiquement par une courte pièce de Mozart, le Divertimento KV 138 mené avec un geste large et maîtrisé.

    Les Sept Lieder de jeunesse de Berg programmés ensuite procurent dès l’introduction de Nacht (la Nuit) un effet de densité dont les sonorités post-debussystes se dégagent autant des bois et des cordes que du timbre au médium admirable de la soprano suédoise Camilla Tilling. Schilflied (Chant du roseau) prolonge l’expérience réflexive en opacifiant le son, qui ne retrouve un regain de clarté et d’espérance que pour la Liebesode (Ode à l’amour).

    D’une rare complexité, la Symphonie n° 4 de Mahler donnée après l’entracte retrouvera la ligne de chant droite et les couleurs de Camilla Tilling dans le dernier mouvement. Auparavant, la première partie (Bedächtig) ne garde de prudence que les premières mesures aux grelots bien dosés, pour trouver ensuite des ruptures de rythmes n’ayant rien du Recht gemächlich (Très confortable) proposé par Mahler, sauf pour le chef, pour qui maintenir le contrôle sur l’ensemble semble toujours évident. Le Ruhevoll recherche d’abord la même sérénité qu’avec Claudio Abbado, sans pour autant se rapprocher du premier mouvement de la Neuvième Symphonie, malgré leurs liens évidents.

    L’Orchestre national de France montre une aisance bien différente dans cette œuvre que lors de son interprétation de 2010, lorsqu’il l’avait joué pour la première fois avec son nouveau directeur musical. On espère que ce niveau devenu celui de presque tous les concerts depuis l’an passé restera aussi élevé après le départ de Gatti, dont on risque comme souvent en France de mesurer la perte bien après qu’elle soit devenue réalité.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 21/04/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de l’Orchestre national de France sous la direction de Daniele Gatti, avec la participation de la soprano Camilla Tilling au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Divertimento en ré majeur KV 138
    Alban Berg (1885-1935)
    Sieben frühe Lieder
    Gustav Mahler (1860-1911)
    Symphonie n° 4 en sol majeur
    Camilla Tilling, soprano
    Orchestre national de France
    direction : Daniele Gatti

     


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