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CRITIQUES DE CONCERTS 18 juin 2018

Nouvelle distribution pour Giselle au Ballet de l’Opéra national de Paris.

Giselle (2) :
Une autre approche

© Svetlana Loboff

Après la brillante prise de rôle d’Amandine Albisson aux côtés de Stéphane Bullion, c’est un autre couple, extrêmement différent, qui s’est produit dans cette longue série de représentations de Giselle au Palais Garnier. Myriam Ould-Braham et Mathias Heymann donnent alors une autre image du plus célèbre ballet romantique.
 

Palais Garnier, Paris
Le 10/06/2016
Gérard MANNONI
 



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  • Myriam Ould-Braham et Mathias Heymann forment un couple juvénile, presque adolescent, d’emblée très touchant. Elle, fragile, frémissante, sensibilité à fleur de peau, beau visage facilement triste par nature, emploie sa technique si raffinée, si déliée, si juste pour camper une Giselle impondérable, émouvante dès sa première entrée.

    Elle bâtit une étonnante scène de la folie, en partant d’une position inhabituelle qui rappelle celle de la Giselle de Mats Ek exprimant son désespoir, corps un peu recroquevillé vers l’avant. Elle développe ensuite cela avec beaucoup d’intelligence, sans excès de drame, dans un enchaînement qui semble s’improviser au fur et à mesure qu’elle s’enracine dans le drame.

    Au second acte, elle a toute la transparence et toute l’immatérialité voulues avec aussi une volonté fermement exprimée de sauver son amoureux et que son visage traduit aussi bien que son remarquable travail de pieds. Fantôme, certes, mais qui sait ce qu’il veut et qui finit effectivement par l’obtenir.

    Mathias Heymann, avec un saut splendide de facilité et de souplesse, renoue dans sa variation avec de beaux entrechats-six, qui lui valent un franc succès. Mais tout son personnage, juvénile, dansé avec une technique absolument sans faille des pieds aux bras et aux mains, avec aussi une sensibilité à fleur de peau, est solidement construit et bien pensé, vision très opposée à la puissante et sombre masculinité d’un Stéphane Bullion.

    Puissamment viril lui aussi, Vincent Chaillet campe un Hilarion d’une présence rarement conférée à ce personnage. Il joue et danse avec une force de conviction qui donne au malheureux paysan éconduit une dimension dramatique égale à celle des deux autres héros, traduisant très bien son propre désespoir et la conscience de l’erreur où l’a poussée sa jalousie. Superbe danseur, Chaillet se révèle ici très bel acteur. Une remarquable composition qui plus est somptueusement dansée.

    Tout comme celle d’Héloïse Bourdon en Myrtha. Quelle incroyable technique de pointes et de petites batteries, quelle qualité de saut et quelle autorité ! Cette ballerine, toujours Sujet dans la compagnie, ne cesse de progresser et de montrer toutes les facettes d’un talent dont on commence à connaître les mille possibilités. Elle mériterait aujourd’hui largement d’être au moins Première danseuse !

    Dans le pas de deux des paysans, François Alu fait une démonstration irrésistible de sa technique de saut avec des petites batteries ahurissantes de vivacité et de précision. Lydie Vareilhes est une véritable révélation par son charme, son aisance et une manière de danser naturelle, tonique avec grâce, rayonnante.

    Quelle autre compagnie au monde peut se permettre d’afficher successivement des distributions (car il y en a encore d’autres) d’un tel niveau et marquées par d’aussi fortes personnalités en tous domaines ?




    Palais Garnier, Paris
    Le 10/06/2016
    Gérard MANNONI

    Nouvelle distribution pour Giselle au Ballet de l’Opéra national de Paris.
    Giselle
    Ballet en deux actes de Théophile Gautier, Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges
    musique : Adolphe Adam
    chorégraphie : Patrice Bart et Eugène Polyakov d’après Perrot, Coralli et Petipa Décors d’Alexandre Benois réalisés par Silvano Mattei
    costumes : Alexandre Benois, réalisés par Claudie Gastine

    Orchestre des Lauréats du Conservatoire
    direction : Koen Kessels

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de ballet de l’Opéra national de Paris

     


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