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CRITIQUES DE CONCERTS 28 mai 2018

Concert Beethoven du violoncelliste Gautier Capuçon et du pianiste Frank Braley à la Philharmonie, Paris.

Beethoven comme on l’aime

C’est un Beethoven d’un romantisme tonique et lumineux que Gautier Capuçon au violoncelle et Frank Braley au piano ont illustré dans la grande salle de la Philharmonie de Paris. Une salle pleine, qui se révèle une fois de plus aussi apte à recevoir la musique de chambre aussi bien que les plus grandes formations.
 

Philharmonie, Paris
Le 18/10/2016
Gérard MANNONI
 



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  • Trois sonates et les Variations sur la Flûte enchantée, c’était un bon choix pour illustrer le rapport de Beethoven avec l’écriture pour violoncelle et piano. C’était non seulement une nouveauté pour lui à l’âge de 26 ans avec la Sonate op. 5 n° 2, mais aussi dans l’histoire du violoncelle jusqu’alors traité essentiellement par les grands compositeurs du XVIIIe siècle comme un instrument de continuo. Comme il le fera dans ses sonates pour violon et piano, les deux parties sont aussi importantes l’une que l’autre, avec même un accent mis sur la virtuosité pour le piano qui n’est jamais un simple accompagnement.

    C’est aussi le moment pour la Sonate n° 2 où il commence à écrire les premières sonates pour piano, celles de l’opus 2. Sans s’éterniser sur ces considérations historiques, remarquons que le choix est particulièrement judicieux de la faire suivre non seulement des Variations de 1801 sur la Flûte enchantée mais des Sonates n° 4 et 5 écrites vingt ans plus tard que la deuxième. Évolution de la forme, encore plus libre et aussi de la pensée dans on rapport à l’instrument violoncelle traité encore plus en soliste qui s’affirme, par exemple dans l’introduction de l’Adagio de la Cinquième Sonate attaquée par le violoncelle que soutiennent juste des accords du piano.

    Dans l’acoustique décidément parfaite en toute occasion de la Philharmonie, Capuçon et Braley rivalisent de qualité sonore, très beau toucher du pianiste, tenue d’archet superbe du violoncelliste, pour donner une très vivante et riche de sens interprétation de ces pages. Les couleurs sont franches, l’osmose idéale, car ces deux musiciens ont une vraie habitude de travailler ensemble, comme ce fut le cas jadis des grandes formations de chambristes. Toute cette génération de la fin du XXe et du début du XXIe siècle a d’ailleurs ce goût marqué pour le jouer ensemble, multipliant les grandes réussites.

    Ces sonates, qui ne sont pas et de loin les pages les plus connues ni les plus jouées de Beethoven, ont tout à gagner à être défendues de manière aussi convaincante devant un public aussi nombreux que celui emplissant la vaste salle de la Philharmonie.




    Philharmonie, Paris
    Le 18/10/2016
    Gérard MANNONI

    Concert Beethoven du violoncelliste Gautier Capuçon et du pianiste Frank Braley à la Philharmonie, Paris.
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Sonate pour violoncelle et piano n° 2 op. 5 n° 2
    Sonate pour violoncelle et piano n° 4 op. 102 n° 1
    Sonate pour violoncelle et piano n° 5 op. 102 n° 1
    Variations sur l’air Bei Männern welche Liebe fülhen de la Flûte enchantée de Mozart
    Gautier Capuçon , violoncelle
    Frank Braley, piano

     


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