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CRITIQUES DE CONCERTS 25 mai 2018

Récital du pianiste Maxence Pilchen à la salle Gaveau, Paris.

Bizarre, bizarre…

Curieuse impression donnée par ce récital d’une petite heure à la salle Gaveau, où l’interprète égrène quatre pièces certes romantiques mais, à une exception près, de répertoire standard, et complète par plusieurs bis de haute virtuosité. Tout est bouclé en une heure quinze. Guère le temps de se faire une opinion.
 

Salle Gaveau, Paris
Le 09/11/2016
Gérard MANNONI
 



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  • Présenté comme un jeune pianiste, Maxence Pilchen, renseignements pris, aurait en fait 34 ans. Ce n’est pas vieux pour tout un chacun, ce n’est pas jeune pour un pianiste. Curieusement, d’ailleurs, il est impossible de trouver la moindre date permettant de préciser son âge sur les biographies disponibles, sur le programme ou ailleurs. Simple hasard, sans doute, mais qui a son importance. On peut avoir des doigts de rêve à vingt ans, mais à plus de trente, on attend quelque chose en plus. Pour brouiller davantage les pistes, ce récital fut d’une étonnante brièveté, une petite heure, ce qui est rare à 20h30. La formule fut pratiquée souvent jadis, mais plutôt à 18h30, pour permettre au public de venir en sortant du travail et de rentrer ensuite seulement chez soi.

    Bref, enchaînant la Sonate Waldstein de Beethoven sans y affirmer des choix précis ni convaincants, l’Impromptu op. 90 n° 2 de Schubert, qui coule comme l’eau d’une source fraîche mais n’exige pas un gros investissement émotionnel, 17 Variations sérieuses op. 54 de Mendelssohn, enfin une œuvre hors des sentiers battus, très virtuose, et bien intéressante, puis, pour finir, l’incontournable Andante spianato op. 22 et Grande Polonaise brillante de Chopin, peu apte aussi à révéler autre chose que de bons doigts et un bon coup de poignets.

    Que dire de plus ? Maxence Pilchen a ce qu’il faut pour jouer en concert, mais on l’attendait dans un répertoire plus révélateur d’une personnalité et un tantinet moins expéditif. Il y avait beaucoup de monde salle Gaveau, public également assez inhabituel dans son comportement, prompt à applaudir entre les mouvements de sonate, à se lever comme dans les émissions de variétés à la télévision pour réclamer des bis, mais peu enclin à rappeler le pianiste lors de ses sorties de scène entre les morceaux. Tout cela était bizarre, bizarre…




    Salle Gaveau, Paris
    Le 09/11/2016
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Maxence Pilchen à la salle Gaveau, Paris.
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Sonate n° 21 en ut majeur op. 53 « Waldstein »
    Franz Schubert (1797-1828)
    Impromptu op. 90 n° 2
    Felix Mendelssohn (1809-1847)
    17 Variations sérieuses op. 54
    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Andante Spianato op. 22 et Grande Polonaise brillante
    Maxence Pilchen, piano

     


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