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CRITIQUES DE CONCERTS 11 juillet 2020

Reprise de Lohengrin de Wagner dans la mise en scène de Kasper Holten, sous la direction d’Axel Kober à la Deutsche Oper de Berlin.

Les fantĂ´mes de Lohengrin
© Michael Lieberenz

Créée en 2012 et transcendée par la distribution de 2015, cette nouvelle reprise du Lohengrin de Wagner selon de Kasper Holten se contente cette fois de chanteurs corrects, d’où ressortent tout de même Peter Seiffert et Annette Dasch, accompagnés par une direction sans grande ampleur du directeur musical de l’Oper am Rhein, Axel Kober.
 

Deutsche Oper, Berlin
Le 11/12/2016
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Est-ce parce que l’on vu cette production dans de trop bonnes conditions, ou parce que le chanteur d’abord prĂ©vu pour cette reprise, Johan Botha, est tragiquement dĂ©cĂ©dĂ© cet Ă©tĂ© ? Toujours est-il que la nouvelle cuvĂ©e Lohengrin 2016 de la Deutsche Oper Berlin n’a pas la saveur du Grand cru 2015, et qu’à dĂ©faut de donner encore Ă  rĂŞver, il laisse entendre et observer les souvenirs d’un passĂ© proche, Ă  l’image de ces soldats morts sur le champ de bataille au prĂ©lude, revenant par la suite hanter la scène.

    Chaleureux et précis dans sa diction comme dans sa dynamique, ce chœur de fantômes est sans doute le point fort de l’année, là où l’orchestre ne séduit plus autant sous la baguette d’Axel Kober que sous celle de Donald Runnicles, malgré de belles sonorités aux bois et des cuivres plus que convaincants, à quelques petits défauts près lorsqu’ils sont spatialisés aux balcons et en loge. Kober a beau officier à Bayreuth depuis trois ans, son Wagner de répertoire ne raconte rien de neuf et suffit tout juste à soutenir le plateau par une mise en place efficace et attentive à l’action comme aux chanteurs. Les préludes et musiques orchestrales fonctionnent bien, mais le reste perd en force, tout particulièrement un duo Elsa-Ortrud très affadi.

    De la distribution précédente, on aurait dû garder l’Heerrufer de Derek Welton, annoncé malade et remplacé par un autre membre de la troupe, le très bon baryton Markus Brück. Des six rôles principaux, le seul ayant survécu à cette reprise est donc Günther Groissböck, bien que toujours aussi posé dans des graves particulièrement audibles dans les ensembles, nettement moins présent que l’an passé, certainement aussi parce qu’il chantait Gurnemanz avant-hier à Amsterdam.

    Autre remplaçant de luxe, le Lohengrin de Peter Seiffert montre le niveau toujours impressionnant du Heldentenor, parfois criard dans les duos mais remarquable dans les arias et tout particulièrement dans In fernem Land, supérieur et plus adapté à son timbre que Mein lieber Schwan. Sa princesse Elsa, Annette Dasch, a toujours la superbe sensibilité scénique qu’on lui connaît, mais cela lui est moins utile pour cette dramaturgie que pour celle de Neuenfels à Bayreuth ou Guth à Milan. Sa technique vocale est moins irréprochable, les consonnes étant souvent avalées et le haut du spectre modulé pour tenir toutes les phrases dans les airs et ensembles.

    Rien à redire des petits rôles, principalement les chevaliers du Brabant, mais plus sur le couple Telramund, Wolfgang Koch ayant toujours la diction mais plus le souffle ni la ligne de naguère, en plus d’une projection problématique dès son entrée en scène, Elisabete Matos campant une Ortrud au métal d’acier plutôt que vif-argent, certes plus intéressante qu’une voix trop claire, mais trop souvent défaillante et loin de la présence scénique de son aînée Waltraud Meier l’an passé.

    Peut-être ne fallait-il chercher à invoquer les esprits, mais si la précédente reprise nous avait emmené dans les étoiles, celle-ci n'était guère plus qu'un rêve pâlot.




    Deutsche Oper, Berlin
    Le 11/12/2016
    Vincent GUILLEMIN

    Reprise de Lohengrin de Wagner dans la mise en scène de Kasper Holten, sous la direction d’Axel Kober à la Deutsche Oper de Berlin.
    Richard Wagner (1813-1883)
    Lohengrin, opéra romantique en trois actes (1850)
    Livret du compositeur

    Chor, Extra-Chor und Orchester der Deutschen Oper Berlin
    direction : Axel Kober
    mise en scène : Kasper Holten
    décors et costumes : Steffen Aarfing
    Ă©clairages : Jesper Kongshaug
    préparation des chœurs : Raymond Hughes

    Avec :
    Peter Seiffert (Lohengrin), Annette Dasch (Elsa), Günther Groissböck (Heinrich der Vogler), Wolfgang Koch (Friedrich von Telramund), Elisabete Matos (Ortrud), Markus Brück (Heerrufer des Königs), Paul Kaufmann, Andrew Dickinson, John Carpenter, Stephen Barchi (Brabantischer Edler).

     



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