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CRITIQUES DE CONCERTS 22 août 2018

Récital du pianiste Aaron Pilsan à l’Auditorium du Louvre, Paris.

Péchés de jeunesse
© Gela Megrelidze

Musicien, doté d’une très belle technique, formé auprès des meilleurs maîtres, Aaron Pilsan a 23 ans, une carrière déjà riche mais presque forcément les défauts de la jeunesse. À l’Auditorium du Louvre, Mozart et Mendelssohn ont bénéficié d’un jeu délicat et animé, mais les Études op. 10 de Chopin sombrent dans une confuse course de vitesse.
 

Auditorium du Louvre, Paris
Le 09/03/2017
Gérard MANNONI
 



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  • Tout avait très bien commencé pour ce récital d’une heure à midi et demie à l’Auditorium du Louvre. La Sonate pour piano n° 13 en sib majeur KV 333 de Mozart se déroula de manière aussi stylistiquement exacte que séduisante pour l’oreille de l’auditeur. Des tempi équilibrés, un toucher scintillant et fluide, des phrasés bien conduits dans l’Andante cantabile, du Mozart vrai et attachant, sans faute de goût et avec une musicalité de grande qualité.

    Suivait le Rondo Capriccioso en mi majeur op. 14 de Mendelssohn, une pièce colorée, joyeuse, là encore scintillante, évoquant les blagues de quelque Puck une nuit d’été. Les doigts très agiles du pianiste s’amusent de ces ruissellements et de ces bruits de clochettes. Le son est brillant, et ces pages d’un romantisme féerique sont traduites avec charme et esprit.

    Viennent alors les Douze Études op. 10 de Chopin, dont on attend beaucoup après ce solide début de concert. Hélas, Aaron Pilsan tombe dans le piège fatal de la démonstration technique. Ses doigts sont d’une agilité étonnante, mais il faut quand même faire autre chose de ces pages que des cascades de notes sans âme à une vitesse folle qui brouille tout.

    Quelques basses matraquées servent de point de repère, mais c’est insuffisant pour que les trésors d’écriture de ces études prennent quelque relief. Même la Révolutionnaire qui clôt le cycle est une avalanche qui dégouline frénétiquement sans que s’impose le chant de guerre qu’elle proclame. Beaucoup trop vite, beaucoup trop superficiel ! Il faut que ce talent incontestable passe à autre chose qu’à ce genre de d’exhibition digitale avec ce type de partitions.




    Auditorium du Louvre, Paris
    Le 09/03/2017
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Aaron Pilsan à l’Auditorium du Louvre, Paris.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Sonate pour piano n° 13 en sib majeur KV 333
    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Rondo capriccioso en mi majeur op. 14
    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Douze Études pour piano op. 10
    Aaron Pilsan, piano

     


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