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CRITIQUES DE CONCERTS 13 décembre 2017

Concert Vivaldi des Musiciens de Saint-Julien sous la direction de François Lazarevitch à la salle Cortot, Paris.

Au cœur du baroque
© Jean-Baptiste Millot

Pas facile de renouveler l’interprétation des Quatre saisons de Vivaldi. Réussite totale cependant pour les Musiciens de Saint-Julien et leur chef François Lazarevitch, qui parviennent à donner une vie très particulière, débordante de couleurs et de sensibilité, retour aux sources des pratiques musicales du XVIIIe siècle.
 

Salle Cortot, Paris
Le 29/11/2017
Gérard MANNONI
 



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  • On sait que c’est au XIXe siècle que les grandes formes musicales se figèrent, notamment dans une fidélité absolue à leur forme originale. Jusqu’alors, on jouait bien souvent une partition avec les instruments dont on disposait, en nombre et en nature, allant d’une petite formation à de vastes déploiements, comme en connut par exemple le Messie de Haendel, à de transcriptions diverses pour le choix de l’instrument soliste.

    François Lazarévitch en donne une première preuve éclatante lorsque, après le concerto pour flûte à bec La Tempesta di mare, il attaque le Printemps des Quatre saisons dans la transcription pour musette de cour de Nicolas Chédeville, virtuose des instruments à vent sous Louis XV, très polyvalent, en fabriquant et en jouant une grande diversité. La sonorité de cette musette est fraîche, claire, sensuelle, lumineuse, et on ne peut qu’admirer la virtuosité de Lazarévitch, qui se révélera tout aussi étonnant à la flûte à bec ou au traverso pour les autres concertos du célèbre cycle dans les transcriptions qu’il a réalisées. L’emploi de ces instruments nous donne incontestablement une impression de plein-air, de spontanéité qui colle bien au programme des œuvres, peut-être mieux même que le violon, magnifique, certes, mais plus sophistiqué, plus grande salle de concert.

    Son travail et celui de ses musiciens, tous excellents et tellement engagés dans leur amour de ces musiques, représente certainement l’une des voies les plus originales et les plus intelligentes menant à des interprétations capables de toucher la sensibilité de l’auditoire contemporain, saturé de versions toutes si proches les unes des autres, tout en restant fidèle à la sensibilité des temps de leur naissance. Il y a bien sûr la qualité des instruments et de ceux qui les jouent, mais surtout de la part de tous ces interprètes, une capacité à vivre de l’intérieur le langage musical d’une époque bouillonnante de vie, en pleine mutation dans le domaine de l’écriture comme dans celui de l’instrumentarium, et qui reste proche des sources populaires tout en inventant la musique la plus savante.

    Dans une salle Cortot comble, ce concert des Musiciens de Saint-Julien fut une fois encore une expérience aussi délectable qu’enrichissante, inattendue et profondément marquante.




    Salle Cortot, Paris
    Le 29/11/2017
    Gérard MANNONI

    Concert Vivaldi des Musiciens de Saint-Julien sous la direction de François Lazarevitch à la salle Cortot, Paris.
    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerto en fa majeur op. 10 n° 1 « La Tempesta di Mare »
    Le Quattro Stagioni
    Concerto en sol mineur op. 10 n° 2 « La Notte »
    Les Musiciens de Saint-Julien
    direction et soliste : François Lazarevitch

     


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