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CRITIQUES DE CONCERTS 13 novembre 2018

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Karina Canellakis, avec la participation de la violoniste Nicola Benedetti à la Philharmonie de Paris.

Cheffe sans ombre
© Matthias Bothor

Pour son dernier concert de saison à la Philharmonie, l’Orchestre de Paris invite la jeune Karina Canellakis, dont la Fantaisie d’après la Femme sans ombre expose déjà un son caractéristique, à la fois dense et clair, ensuite mis à profit pour les Danses symphoniques de Rachmaninov puis avec la superbe violoniste Nicola Benedetti dans Szymanowski.
 

Philharmonie, Paris
Le 14/06/2018
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Assistante pendant deux ans à l’Orchestre symphonique de Dallas, la future directrice musicale de l’Orchestre de la radio des Pays-Bas Karina Canellakis fait ses débuts au pupitre de l’Orchestre de Paris avec un programme attirant dès la première pièce de Richard Strauss. Les accords massifs de la fantaisie symphonique d’après la Femme sans ombre, évidemment les mêmes que ceux de l’introduction de l’opéra, développent en quelques minutes un style déjà très indentifiable à la jeune cheffe américaine.

    D’une densité d’ensemble pour une formation au grand complet sur la scène de la Philharmonie de Paris, les cordes se dévoilent concentrées et cotonneuses, quand les bois, la harpe et le célesta laissent ressortir de la masse une véritable clarté. À cela s’ajoute une battue précise, jamais trop nette, qui laisse la possibilité aux musiciens de s’épancher en plus de parfaitement traiter les équilibres et mettre en valeur avec splendeur l’alliage des timbres développés par l’un des génies symphoniques du tournant du XXe siècle.

    Canellakis retrouve ensuite le pupitre accompagnée de la jeune violoniste écossaise Nicola Benedetti, elle aussi pour la première fois en compagnie de l’Orchestre de Paris, également d’un jeu dense et personnel. Elle aborde le Concerto pour violon n° 2 de Karol Szymanowski sans y insérer trop de luminosité, utilisant à l’inverse toujours un phrasé plein, assisté par une technique irréprochable mais peu démonstrative. En bis, la transcription pour violon seul réalisée par Petr Limonov de Auld Lang Syne de Robert Burns renvoie à la patrie de l’artiste avec une belle sensibilité intérieure.

    Au retour d’entracte, l’Orchestre de Paris revient comme il avait débuté, avec un effectif d’une centaine de musiciens, pour s’atteler aux Danses symphoniques de Sergei Rachmaninov. La formation sous le doigté de la cheffe s’éloigne des célèbres lectures russes, sans non plus rechercher les sonorités brillantes d’une partition créée aux États-Unis par le dédicataire Eugene Ormandy.

    Le geste impeccable offre à l’ouvrage une belle énergie, et apporte une véritable finesse à la partie médiane de la première des trois danses, d’où ressortent des bois une magnifique clarinette basse et un remarquable saxophone. Après Lahav Shani, Karina Canellakis est le second chef symphonique de grande importance entendu pour la première fois en France cette saison grâce à l’Orchestre de Paris.




    Philharmonie, Paris
    Le 14/06/2018
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Karina Canellakis, avec la participation de la violoniste Nicola Benedetti à la Philharmonie de Paris.
    Richard Strauss (1964-1949)
    Die Frau ohne Schatten, fantaisie symphonique
    Karol Szymanowski (1882-1937)
    Concerto pour violon n° 2 op. 61
    Nicola Benedetti, violon
    Sergei Rachmaninov (1873-1943)
    Danses symphoniques
    Orchestre de Paris
    direction : Karina Canellakis

     


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