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CRITIQUES DE CONCERTS 21 février 2019

Rentrée parisienne de l'Orchestre National d'Ile de France.

Une baguette qui griffonne
© Orchestre National d

L'Orchestre National d'Ile de France donnait samedi 21 octobre à Pleyel, son premier concert parisien de la Saison. Au programme, Jacques Mercier avait choisi Brahms et la modernité hongroise : Kurtag et Bartok. Mais ce chef a-t-il vraiment la fibre slave ?

 

Salle Pleyel, Paris
Le 21/10/2000
Pauline GARAUDE
 



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  • Tout avait bien commencé avec Messages pour orchestre de Kurtag. Dans cette oeuvre où l'influence de Messiaen est sensible, Jacques Mercier obtient de l'Orchestre National d'Ile de France abondance de couleurs et de sonorités. La superposition entre le continuum pianissimo de l'ensemble des pupitres et le jaillissement furtif de brefs fragments mélodiques est caractérisé par une dynamique qui, au lieu de varier l'intensité sonore, joue sur la texture orchestrale, tantôt vaporeuse, désagrégée ou alors très dense.

    Mais dès le Concerto pour orchestre de Bartok, l'orchestre oublie son sens du relief et cette fois, la texture se fait brouillonne et les motifs paraissent mal griffonnés par la baguette de Jacques Mercier. Trop soigneux, trop timide, manquant de souffle, il semble s'attacher seulement à trouver des sonorités flatteuses : même si le vibrato des violons, le martellato des violoncelles, la limpidité des flûtes ou la clarté des cuivres sont autant de réussites dans cette quête, celle-ci est inutile si l'ensemble n'est pas charpenté l'indispensable et impétueuse tenue rythmique propre à Bartok.

    La soirée achève de s'enliser avec le concerto pour violon, violoncelle et orchestre Là encore, les timbres de l'orchestre ne sont là encore pas suffisamment différenciés et il n'en résulte que pesanteur et effet de masse. Mais les solistes au lieu de le rattraper l'enfoncent. Témoin le jeu du violoncelliste Jérôme Pernoo. De son archet éclosent des sons âpres, sans rondeurs ni contours mélodiques bien distincts. Et il a beau compenser du visage ce qu'il ne fait pas avec son instrument : aucune oreille n'est dupe. De son côté, le violoniste Olivier Charlier ? dont le son écrase celui du violoncelle - exagère tant les inflexions mélodiques et rythmiques qu'il en caricature l'esprit du folklore hongrois. N'est pas slave qui veut.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 21/10/2000
    Pauline GARAUDE

    Rentrée parisienne de l'Orchestre National d'Ile de France.
    Orchestre National d'Ile-de-France
    Jacques Mercier, direction
    Kurtag : Messages pour orchestre
    Brahms : concerto pour violon, violoncelle et piano
    Bartok : Concerto pour orchestre

     


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