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CRITIQUES DE CONCERTS 21 février 2020

Les Adieux à la scène de Gundula Janowitz au Palais des Sports de Bordeaux.

Gundula Janowitz, l'ultima récital

Avec √©l√©gance, l'Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine a transform√© " les Adieux de Gundula Janowitz " en " Hommage √† Gundula Janowitz ". Mais si ce style d'Adieux n'a souvent valeur que d'au revoir, on aurait presque souhait√© que ce f√Ľt le cas tant cette grande dame du chant conserve de moyens.

 

Le 07/10/2000
Antoine Livio (1931-2001)
 



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  • Le programme de ce troisi√®me concert de l'ONBA comprenait, outre les Wesendonk-Lieder de Wagner, une cinqui√®me symphonie de Gustav Mahler que Hans Graf, directeur musical de l'Orchestre, de nationalit√© autrichienne pourtant, a voulu d√©pourvue de toute aff√©terie viennoise, cette traditionnelle langueur qui transforme l'adagietto en tarte Sacher (1) agr√©ment√©e de chantilly. Il y a dans le travail de l'ONBA une transparence dans le jeu des registres, mais √©galement une fusion entre les cordes, la petite harmonie et les cuivres surtout, dont la pr√©sence est dramatiquement essentielle, fusion qui conf√®re √† cette symphonie comme une nouvelle r√©sonance, plus aigu√ę, plus actuelle, avec des solistes de haut vol.

    On sait que les Wesendonk-Lieder, sur des po√®mes de Mathilde Wesendonk, ont servi d'√©bauches pour Tristan und Isolde. C'est dire que Richard Wagner a su cerner la po√©sie de son inspiratrice avec une telle fougue que la guimauve des vers dispara√ģt sous le chatoiement des inventions harmoniques. Et pourtant la partition ne fut con√ßue que pour le piano. C'est √† Felix Mottl que nous devons cette orchestration parfois un peu brillante, mais si proche pourtant du myst√®re orchestral de Tristan. Hans Graf a su en faire comme un tapis moelleux pour la voix de Gundula Janowitz. Rien d√©sormais ne comptait que cette √©mission subtile aux pianissimi rares, √† l'√©locution si raffin√©e qu'aucun mot n'√©chappait √† l'oreille attentive, m√™me dans l'immensit√© du Palais des Sports de Bordeaux.

    Il ne s'agit nullement d'in√©l√©gance si l'on rappelle que Gundula Janowitz fut la comtesse triomphatrice des "Nozze di Figaro", √† l'aube de l'√®re Liebermann, car c'est un fait d'histoire : c'√©tait le 30 mars 1973, √† l'op√©ra Gabriel de Versailles. Il y a vingt-sept ans de cela. Et cette voix poss√®de toujours ces m√™mes aigus et ce grave troublant de son inoubliable " Ariadne auf Naxos ", puisque l'Auditorium du Louvre vient d'en pr√©senter le film r√©alis√© en 1976, sous la direction de Karl Boehm ! Plus que du talent, c'est la preuve d'un travail d'une pr√©cision rare, peut-√™tre aux d√©pens de la sensibilit√©. Mais l'intelligence du texte est telle, la musicalit√© du chant si rayonnante, comment lui refuser un frisson ? Il est bon parfois de constater que la jeunesse n'a pas toujours l'apanage de la fra√ģcheur et de la beaut√© vocale.

    (1) Une fameuse patisserie viennoise




    Le 07/10/2000
    Antoine Livio (1931-2001)

    Les Adieux à la scène de Gundula Janowitz au Palais des Sports de Bordeaux.
    Les Adieux de Gundula Janowitz
    Wesendonk-Lieder de Richard Wagner
    5e symphonie de Gustav Mahler
    Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine
    Direction : Hans Graf

     


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