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CRITIQUES DE CONCERTS 21 février 2020

Concert de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction d’Iván Fischer, avec la participation de la violoniste Isabelle Faust et de l’altiste Tabea Zimmermann à la Philharmonie de Paris.

Ode au classicisme

En tournée avec un programme d’œuvres de la période classique, l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam expose une fois de plus, à la Philharmonie de Paris, ses splendides sonorités, simplement traitées par Iván Fischer, tandis que la Symphonie concertante de Mozart profite du violon d’Isabelle Faust et de l’alto de Tabea Zimmermann.
 

Philharmonie, Paris
Le 16/12/2019
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Toujours sans directeur musical, l’Orchestre Royal du Concertgebouw rĂ©alise en cette fin d’annĂ©e une tournĂ©e avec l’un des prĂ©tendants les plus sĂ©rieux au titre. Iván Fischer a prĂ©parĂ© pour l’occasion un programme particulièrement classique, non pas dans le sens d’habituel, car ni la Symphonie concertante avec violon et alto de Mozart, ni encore moins l’une des Londoniennes de Haydn, ne sont aujourd’hui souvent entendues, mais plutĂ´t par l’époque elle-mĂŞme, choisie pour les quatre Ĺ“uvres de ce concert.

    L’ouverture de L’Italiana in Algeri étale les sonorités si sublimes de la formation amstellodamoise, par ses cordes et la finesse des pizzicati introductifs, puis surtout par ses bois, du hautbois à la splendide flûte solo et au parfait piccolo. À cour se remarque aussi un magnifique chapeau chinois, instrument à percussion bien présent par ses grelots et clochettes. En revanche, la lecture aurait pu mériter un geste plus impliqué de la part du chef, que l’on aimerait voir cravacher et dynamiser la partition rossinienne, plutôt que simplement l’accompagner.

    La même sensation ressort au début de la seconde partie avec l’ouverture de La Gazza Ladra, d’autant que cette fois, parmi les références de l’œuvre au disque plane un enregistrement avec l’Orchestre du Concertgebouw, celui d’Eduard van Beinum il y a plus de soixante ans. L’éclat et l’agencement sont encore superbes aujourd’hui, mais le discours manque de verve et cette pie voleuse ne s’avère pas très joueuse.

    Auparavant, la Symphonie concertante de Mozart avait permis surtout de mettre en avant les deux magnifiques solistes, Isabelle Faust et la finesse de son violon, Tabea Zimmermann et le son épanoui d’un alto qu’elle manie à merveille depuis ses trois ans. Le duo féminin fonctionne parfaitement et avance dans le même sens, s’écoutant sans se suivre, accompagné de manière très classique, cette fois dans le sens traditionnel du terme, par Iván Fischer. Des applaudissements nourris d’une salle moins pleine que s’il n’y avait pas eu grève, les deux artistes prennent acte pour offrir en bis d’abord un duo de Mozart, puis un second de Bartók.

    Par ce compositeur hongrois, le chef et compatriote tirera son bis final, et par la même occasion, de la formation un son d’un seul coup décuplé par rapport à celui maintenu pendant tout le reste du concert. Il propose juste avant, pour achever le programme officiel, une Symphonie n° 102 de Haydn bien dosée, sans pour autant oser ni l’anticipation beethovénienne dont son Largo transpire, comme savaient le faire ressentir Georg Solti, ni une énergie que l’on connaît surtout maintenant par les versions issues du mouvement baroque. L’ouvrage passe et permet, là encore, de profiter à chaque mesure de l’un des plus beaux ensemble du monde, à qui il manque toujours de retrouver un chef de l’ampleur de Daniele Gatti.




    Philharmonie, Paris
    Le 16/12/2019
    Vincent GUILLEMIN

    Concert de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction d’Iván Fischer, avec la participation de la violoniste Isabelle Faust et de l’altiste Tabea Zimmermann à la Philharmonie de Paris.
    Gioacchino Rossini (1792-1868)
    L’Italienne à Alger, ouverture
    La Pie voleuse, ouverture
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre en mib majeur KV 364
    Isabelle Faust, violon
    Tabea Zimmermann, alto
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie náµ’ 102 en sib majeur Hob. I: 102
    Koninklijk Concertgebouworkest
    direction : Iván Fischer

     


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