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CRITIQUES DE CONCERTS 19 janvier 2022

Concert de l’Orchestre National de France sous la direction de Cristian Măcelaru avec la participation de la violoncelliste Sol Gabetta à la Philharmonie de Paris.

Technicolor franco-russe
© Adriane White

Pour son premier concert à la Philharmonie de Paris avec les musiciens du National de France, Christian Măcelaru a trouvé l’éloquence propice aux lieux. Sol Gabetta montre une réelle familiarité avec l’univers de Saint-Saëns et une belle complicité avec l’orchestre. Le Poème de l’extase achève la conquête acoustique de la salle Pierre Boulez.
 

Philharmonie, Paris
Le 26/11/2021
Thomas DESCHAMPS
 



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  • Les délicatesses de la suite Dolly de Gabriel Fauré orchestrée par Henri Rabaud sont autant de pièges pour ses interprètes. En choisissant une ligne claire, Christian Măcelaru banalise un peu platement ces numéros qui demandent plus de vibrato, même si le Pas espagnol ne manque pas de panache et d’entrain comme il se doit. Rejoint ensuite par la violoncelliste Sol Gabetta, artiste en résidence à Radio France pour la saison, le chef donne une lecture passionnée des deux concertos pour violoncelle de Camille Saint-Saëns.

    La soliste au son peu projeté mais si phonogénique possède le mordant indispensable à l’écriture un peu vainement virtuose du Deuxième Concerto. Măcelaru et ses musiciens réussissent à animer une œuvre formelle par des interventions véhémentes du meilleur effet. Passé l’entracte, le Premier Concerto impose sa prééminence par l’évidence d’une écriture plus richement mélodique et une meilleure répartition des rôles entre le violoncelle et l’orchestre. D’une complicité contagieuse, Gabetta et les musiciens du National emportent l’œuvre dans un festival de couleurs et d’affects.

    La même générosité préside à un bis avec l’orchestre, une transcription de l’air de Lenski tiré d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski. Avec une respiration davantage naturelle que dans l’enregistrement qu’elle en a réalisé, Gabetta suspend le temps, tandis que le National offre en six minutes plus de musique que dans l’opéra donné en intégralité il y a peu de temps au Théâtre des Champs-Élysées sous une autre baguette.

    L’enchaînement est astucieux pour la fin de programme : le Poème de l’extase d’Alexandre Scriabine qu’on a rarement entendu dans une clarté aussi intense que ce soir. Maître de la situation, Christain Măcelaru gère balance et précision sans empêcher la fièvre de se répandre, avec une réserve inépuisable de couleurs saturées et de nuances dynamiques, jusqu’à la suffocation. Juste triomphe pour la trompette d’Andreï Kavalinski qui évoque l’or des hauts fourneaux.




    Philharmonie, Paris
    Le 26/11/2021
    Thomas DESCHAMPS

    Concert de l’Orchestre National de France sous la direction de Cristian Măcelaru avec la participation de la violoncelliste Sol Gabetta à la Philharmonie de Paris.
    Gabriel Fauré (1845-1924)
    Dolly, suite
    Orchestration de Henri Rabaud (1905)
    Camille Saint-Saëns (1935-1921)
    Concerto pour violoncelle n° 2 (1905)
    Concerto pour violoncelle n° 1 (1873)
    Sol Gabetta (violoncelle)
    Alexandre Scriabine (1872-1915)
    Poème de l’extase (1908)
    Orchestre National de France
    direction : Cristian Măcelaru

     


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