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CRITIQUES DE CONCERTS 05 décembre 2022

Concert du London Symphony Orchestra sous la direction de Kirill Karabits avec le concours de la soprano Siobhan Stagg Ă  la Philharmonie de Paris.

Chaises musicales
© Konrad Kwik

Prévu avec Simon Rattle, ce concert du London Symphony Orchestra à la Philharmonie de Paris est finalement dirigé par Kirill Karabits, pour un programme inchangé composé du Concerto pour Orchestre de Bartók et de la Symphonie n°4 de Mahler, avec pour le Finale la soprano Siobhan Stagg, remplaçante au pied levé de Lucy Crowe.
 

Philharmonie, Paris
Le 13/12/2021
Vincent GUILLEMIN
 



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  • AnnoncĂ© dix jours plus tĂ´t, Kirill Karabits dirige le concert de tournĂ©e du London Symphony Orchestra en lieu et place de Sir Simon Rattle positif au Covid-19 et entre d’un pas dĂ©cidĂ© sur la scène de la Philharmonie de Paris. Il lance sans baguette, de manière concentrĂ©e, l’Introduzione du Concerto pour orchestre, l’une des dernières partitions de BartĂłk, alors Ă©migrĂ© aux États-Unis et en guerre interne contre la leucĂ©mie qui l’emportera deux ans plus tard.

    Bien contenu aux cordes, le son se montre toutefois un peu droit dans une avancée qui permet surtout de profiter des qualités de l’un des plus beaux orchestres au monde. Les bois clairs s’affichent particulièrement avec le deuxième thème du premier mouvement, tandis que les cuivres offrent du corps à la coda de cette même partie liminaire.

    Les jeux syncopés du Guoco delle coppie ensuite bénéficie de la rigueur du chef et de la caisse claire, quand l’Elegia redonne la primeur aux cordes graves, sans trouver beaucoup de mystère sous la direction de Karabits. L’Intermezzo interrotto puis le Finale se développent de la même façon, par un orchestre superbe toujours bien tenu par le chef, sans renouveler l’interprétation du chef-d’œuvre.

    En seconde partie, on retrouve l’ouvrage par lequel Bernard Haitink a dit adieu à Paris il y a deux ans avec ce même orchestre : la Quatrième de Mahler. Beaucoup moins mature, la lecture de Kirill Karabits se présente plus brute, jamais dans le sens de brutal, mais dans celui d’une proposition plus simple. Là encore, le LSO démontre sa culture pour jouer ces grandes pages symphoniques, toujours concentré dans les cordes et clair dans les bois.

    Le violon solo invité pour l’occasion, Sergey Ostrovsky, a bien désaccordé son second violon pour accrocher sur les soli du In gemächlicher Bewegung, en plus de proposer de lyriques interventions dans le Ruhevoll. Au climax de ce mouvement, puissant aux timbales et aux cuivres mais plus timoré sur la grosse caisse et les cymbales, les portes battantes s’ouvrent et laisse entrer façon Senso de Visconti la soprano Siobhan Stagg, qui remplace Lucy Crowe au déboulé.

    D’une voix trop petite pour être véritablement audible du public des balcons et surtout de l’arrière-scène, la soprano prononce son texte avec attention sur les consonnes, mais d’une diction globale mâchonnée. Sans dénaturer le lied du Knaben Wunderhorn, le résultat, non appuyé émotionnellement par l’accompagnement, manque de pureté pour véritablement toucher. Au global, on assiste à une belle démonstration orchestrale, sans jamais que la forme ne développe particulièrement le fond.




    Philharmonie, Paris
    Le 13/12/2021
    Vincent GUILLEMIN

    Concert du London Symphony Orchestra sous la direction de Kirill Karabits avec le concours de la soprano Siobhan Stagg Ă  la Philharmonie de Paris.
    BĂ©la BartĂłk (1882-1945)
    Concerto pour orchestre Sz. 116
    Gustav Mahler (1860-1911)
    Symphonie n°4 en sol majeur
    Siobhan Stagg, soprano
    London Symphony Orchestra
    direction : Kirill Karabits

     


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