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CRITIQUES DE CONCERTS 03 décembre 2022

Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Daniel Harding, avec le concours du violoniste Renaud Capuçon à la Philharmonie de Paris.

So long, Mr Sow !
© DR

Programme modifié pour les adieux de Lionel Sow au Chœur de l’Orchestre de Paris. Le Schicksalslied de Brahms met terme à une décennie merveilleuse. Son complice Daniel Harding dirige aussi un Siegfried-Idyll de Wagner très orchestral et accompagne avec feu Renaud Capuçon dans le Concerto pour violon d’Elgar.
 

Philharmonie, Paris
Le 23/12/2021
Thomas DESCHAMPS
 



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  • Le Concerto pour violon n’est pas l’œuvre d’Elgar la plus familière aux oreilles du public parisien. Sa longueur, sa complexitĂ© mĂ©lodique ont sans doute dĂ©routĂ© les fans de Renaud Capuçon. Certes, ce dernier a dĂ©ployĂ© les charmes faramineux de son Vicomte de Panette, mais lĂ  oĂą il faut un lyrisme continu qui transcende les circonvolutions de la partition, le violoniste joue d’un style dĂ©sultoire qui n’aide pas. C’est d’autant dommage car la direction de Daniel Harding porte l’éloquence très haut, en soignant les dĂ©tails et en Ă©vitant toute lourdeur.

    En revanche, le chef a la main peu légère en choisissant de donner Siegfried-Idyll de Wagner avec plus de quarante cordes ! Si le recours à la version orchestrale plutôt que de chambre s’explique sans peine compte tenu de l’espace de la salle Pierre Boulez, le déséquilibre causé par un tel effectif, qui lui ne s’imposait pas, est patent. Malgré les qualités lumineuses de la direction de Harding, les bois et les cuivres sont trop souvent couverts par un tapis sonore d’une beauté hors de propos.

    Le Schicksalslied de Brahms qui suit est la pièce rescapée d’un programme qui devait faire plus de place au Chœur de l’Orchestre de Paris et dont l’intervention a été réduite pour cause des règles sanitaires dues à la pandémie. Masqués, les choristes perdent un peu de verbe dans cette pièce rare qui semble entrer au répertoire de l’ensemble. On admire néanmoins la transparence des lignes, la cohésion avec un orchestre tout en finesse, en particulier les vents, d’une grande poésie.

    Aux saluts, le très pudique Lionel Sow, chef du chœur depuis 2011, est à la fête. Son départ de ses fonctions pour l’horizon si proche de Radio France marque la fin d’une décennie exceptionnelle pour le chœur amateur, notamment pendant les trois années passées aux côtés de Daniel Harding. On se souvient par exemple du Paradis et la Péri de Schumann, du War Requiem de Britten ou du Dream of Gerontius d’Elgar. Le Geistliches Lied de Brahms donné ce soir en bis n’est pas la plus joyeuse des fins mais permet au chœur de jeunes de l’Orchestre de Paris, créé par Lionel Sow en 2015, de se joindre à la célébration.




    Philharmonie, Paris
    Le 23/12/2021
    Thomas DESCHAMPS

    Concert de l’Orchestre de Paris sous la direction de Daniel Harding, avec le concours du violoniste Renaud Capuçon à la Philharmonie de Paris.
    Edward Elgar (1857-1934)
    Concerto pour violon (1910)
    Renaud Capuçon, violon
    Richard Wagner (1813-1883)
    Siegfried-Idyll (1870)
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Schicksalslied (1871)
    Chœur de l’Orchestre de Paris
    Orchestre de Paris
    direction : Daniel Harding

     


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