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CRITIQUES DE CONCERTS 23 mai 2022

Concerts du Quatuor Borodine et du Quatuor David Oïstrakh à la Cité de la Musique, Paris.

Biennale 2022 (6) :
Les Russes Ă  la peine

© Simon Van Boxtel

Programmé en fin de biennale, les russes Quatuor Borodine et David Oïstrakh proposent eux aussi des ouvrages du compositeur mis en avant lors de cette cession, le Tchèque Antonín Dvořák, en plus d’interpréter des ouvrages de Chostakovitch et Bartók. Si la tradition slave ressort toujours des archets, les deux soirs, les interprétations déçoivent.
 

Cité de la Musique, Paris
Le 22/01/2022
Vincent GUILLEMIN
 



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  • Bien que depuis très longtemps sans plus aucun musicien de la formation originale fondĂ©e en 1945, le Quatuor Borodine avait su maintenir une vĂ©ritable tradition et marquait encore avec les ouvrages de Chostakovitch les Ă©ditions 2016 (Quatuor n° 8), 2018 (Quatuor n° 15) ou mĂŞme 2020 (Quatuor n° 6) de la Biennale parisienne.

    Malheureusement, le temps passe pour tous et il fallait bien que le premier violon de la formation depuis 1996, Ruben Aharonian, 74 ans cette année, laisse sa place, à Nikolay Sachenko, membre historique du Trio Brahms. Dès l’Ouverture du Quatuor n° 2 de Chostakovitch, il manque alors tout ce que l’on retrouvait auparavant, ou presque. Le son est toujours russe et la qualité intrinsèque des musiciens indiscutable, mais dans cette œuvre sombre composée en 1944, plus aucune tension véritable.

    Récitatif et Romance trouvent la même absence de tension et d’accents durs, pour passer comme une triste ballade, à peine relevée par les toujours excellents alto d’Igor Naidin et violoncelle de Vladimir Balshin, d’une superbe raucité. Sans plus de gravité, la Valse s’écoule avec toujours la même qualité plastique et la même absence de profondeur, puis laisse le Thème et variations final se développer presque comme une jolie bluette.

    Avec l’apport de Dmitri Masleev au piano, le Quintette n° 1 de Dvořák, de loin le moins intéressant des deux, peine à rehausser l’écoute, malgré là encore la qualité évidente du groupe. Beaucoup plus en difficulté sur les tonalités, le Quatuor David Oïstrakh le lendemain surprend dès le Quatuor n° 7 de Chostakovitch par un premier violon accordé très haut, particulièrement dissonant avec l’alto, pour des duos très désagréables.

    Encore moins adapté au jeu très nerveux et sans lyrisme de la formation, le Quatuor n° 5 de Dvořák exacerbe toujours plus les dissonances, tout particulièrement dans le Finale, au demeurant pris Presto plutôt qu’Allegro molto. La transcription des Six Danses populaires roumaines de Bartók comme le Quatuor n° 10 et l’Élégie et Polka de Chostakovitch en seconde partie n’améliorent pas la prestation, ni les mêmes les bis, pourtant livrés avec plaisir.

    Il reste à espérer que ces deux concerts n’étaient qu’une mauvaise rentrée pour ces deux grands quatuors russes, et qu’ils reviendront à leur plus haut niveau très prochainement.




    Cité de la Musique, Paris
    Le 22/01/2022
    Vincent GUILLEMIN

    Concerts du Quatuor Borodine et du Quatuor David Oïstrakh à la Cité de la Musique, Paris.
    21 janvier :
    Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
    Quatuor à cordes n° 2 en la majeur op. 68
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Quintette pour piano et cordes n° 1 en la majeur op. 5
    Dmitri Masleev, piano
    Quatuor Borodine

    22 janvier :
    Dmitri Chostakovitch (1906-1975)
    Quatuor à cordes n° 7 en fa# mineur op. 108
    Quatuor à cordes n° 10 en lab majeur op. 118
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Quatuor à cordes n° 5 en fa mineur op. 9
    BĂ©la BartĂłk (1881-1945)
    Six Danses populaires roumaines
    Transcription d’Andrei Shishlov
    Quatuor David Oistrakh

     


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