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CRITIQUES DE CONCERTS 24 septembre 2020

Récital de Stéphanie d'Oustrac au Théâtre Grévin

Melpomène chante Hændel
© Eric Sebbag

Révélée dans le Thésée de Lully au festival d'Ambronay 1998, Stéphanie d'Oustrac n'a pas cantonné sa jeune carrière dans les amoureuses tragiques ; on l'a vu, entre autres, légère et court vêtue, en courtisane grecque effrontée dans La Belle Hélène. Le théâtre Grévin vient de lui offrir son premier récital parisien.

 

Théâtre Grévin, Paris
Le 20/11/2000
Michel PAROUTY
 



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  • Chanceuse, StĂ©phanie d'Oustrac l'est, et doublement. Car Ă  un vrai physique de théâtre (Edwige Feuillère jeune ?), elle joint une voix au grain très personnel, charnue dans le registre grave, facile et solide dans l'aigu. Le timbre, auquel il arrivait d'ĂŞtre opaque, s'est Ă©clairci. Quant Ă  la technique, elle semble suffisamment aguerrie pour faire face aux vocalises les plus hardies. La musicalitĂ©, la justesse d'expression, le tempĂ©rament : tout ce qu'il faut pour aborder trois cantates romaine de Haendel placĂ©es sous le signe de l'amour. La plus longue est aussi la plus spectaculaire ; l'hĂ©roĂŻne en est Armide, abandonnĂ©e par Renaud.

    Peut on passer sous silence l'accompagnement de l'ensemble La Bergamasca, ses violons particulièrement grinçants, et son manque d'imagination ? Certes pas ; car dès les premières mesures, ce sont justement les violons, et eux seuls, qui soutiennent la voix, dans ce récitatif où la délaissée exhale sa plainte! Fort heureusement, Stéphanie d'Oustrac ne se démonte pas pour si peu ; à peine a-t-elle commencé à chanter, Armide elle est , Armide elle reste, énonçant clairement les mots, négociant les ornements avec énergie. Avec le même aplomb, elle avouera Mi palpita il core (la flûte peu fantaisiste d'Alexis Kossenko ne l'aidera guère), avant de célébrer les paysages désolés qui servent de refuges à un amant malheureux (Alpestre monte).

    Si jeune et déjà si douée, que lui manque-t-il encore ? Un rien de décontraction, de naturel, de variété dans le choix des nuances et des couleurs, appliquées avec un certain systématisme. Rien qui ne puisse venir, le temps aidant à cette fraîche Melpomène (1).



    (1) Muse de la Tragédie






    Théâtre Grévin, Paris
    Le 20/11/2000
    Michel PAROUTY

    Récital de Stéphanie d'Oustrac au Théâtre Grévin
    Récital Stéphanie d'Oustrac (mezzo soprano)
    Ensemble La Bergamasca
    Œuvres de Hændel
    Théâtre Grévin, le 19 novembre.

     


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