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CRITIQUES DE CONCERTS 24 septembre 2020

Couperin et ses contemporains par l'ensemble de Davitt Moroney à Radio-France.

Couperin se fait tirer le portrait
© Hyperion

La critique est-elle seulement un travail d'expert qui ont tout lu, tout vu et tout entendu ? Altamusica poursuit l'expérience qui consiste à inviter un néophyte au concert. Guitariste de rock amateur, informaticien et journaliste dans la même discipline, Pierre Grumberg se faisait brosser cette fois le portrait de Couperin.

 

Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
Le 12/11/2000
Pierre GRUMBERG
 



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  • Ressusciter François Couperin grâce aux portraits musicaux baptisés en son nom par ses collègues musiciens, l'idée ne manque pas de charme et Davitt Moroney, maître de cérémonie et claveciniste, Marianne Muller à la basse de viole et Florence Malgoire au violon, ont l'air de s'y connaître dans ce genre de peinture. Reste que les meilleurs peintres m'ont semblé cotoyer le tout-venant du barbouilleur. Si les contrastes graves -aigus de la viole de Forqueray sont évocateurs et si le petit air mondain de Caix d'Hervelois maintient en éveil, le Couperin vu par François Dagincour a mis ma vigilance à rude épreuve et la sonate de Dornel sonnait un peu comme l'italien du pauvre. Quant à Couperin lui-même, il ne m'a pas semblé au meilleur de sa forme dans son autoportrait. Cela dit, il suffit de se regarder dans un miroir le matin pour comprendre le problème.

    En deuxième partie, Isabelle Poulenard (soprano), Bruno Boterf (ténor) et François Fauché (baryton) joignaient leurs voix aux instruments pour interpréter les intermèdes musicaux de la pièce "Mirtil et Mélicerte", signés de Lalande, mais attribués au jeune Couperin. Sont-ils de lui ? Mystère et tarte aux myrtilles (je ne crois que la gomme existait au XVIIIe
    ). Vu la qualité du livret, gribouillé par le chouchou de la princesse de Conti à partir d'un brouillon de Molière, on est heureux de n'avoir droit qu'aux intermèdes musicaux. Le programme affirme que Louis XIV a assisté à l'intégrale de la pièce. À mon avis, il fallait les nerfs d'un grand roi pour survivre encore seize ans après ça
    Heureusement, les chanteurs se lâchent enfin, à mi-chemin entre le respect et l'amusement, pour un joli final "Telle bergère à sa danse" ( !). Peut-être bien que c'était du Couperin, après tout. Quoiqu'il en soit, j'en aurai bien repris une lichette.




    Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
    Le 12/11/2000
    Pierre GRUMBERG

    Couperin et ses contemporains par l'ensemble de Davitt Moroney à Radio-France.
    Antoine Forqueray : La Couperin
    François Dagincour : La Couperin
    Louis de Caix d'Hervelois : La Couprin
    Jean-Baptiste Antoine Forqueray (le fils du père) : La Couperin
    Louis-Antoine Dornel : La Couprin
    François Couperin (?) : La Couperin, intermèdes musicaux de la pastorale héroïque "Mirtil et Mélicerte".
    Davitt Moroney, clavecin et direction Marianne Muller, basse de viole
    Florence Malgoire, violon
    Isabelle Poulenard (soprano)
    Bruno Boterf (ténor)
    François Fauché (baryton)

     


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