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CRITIQUES DE CONCERTS 20 juin 2024

Nouvelle production de Sonntag aus Licht, cycle de Karlheinz Stockhausen mis en scène par Ted Huffman et sous la direction de Maxime Pascal à la Cité de la Musique et à la Philharmonie de Paris.

Rituel de lumières
© Denis Allard

En attendant prochainement Mittwoch et Montag, le cycle Licht se poursuit au Festival d'Automne à Paris sous la direction de Maxime Pascal et son ensemble le Balcon avec Sonntag. Le brio des interprètes est soutenu par la sobriété efficace de la scénographie de Ted Huffman qui offre au regard un complément naturel à ce que l'oreille et les sens perçoivent.
 

Cité de la Musique, Paris
Le 20/11/2023
David VERDIER
 



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  • Compos√©e par Stockhausen entre 1977 et 2003, Licht est une Ňďuvre d'une dimension temporelle et spirituelle d√©lirante, totalisant pr√®s de trente heures de musique r√©parties en sept volets conform√©ment aux jours de la semaine. L'entreprise trouve aupr√®s de Maxime Pascal et son ensemble Le Balcon des interpr√®tes √† la mesure du d√©fi de cette odyss√©e musicale et rituelle, exigeant √† la fois qualit√©s d'ex√©cution technique et fluidit√© th√©√Ętrale de premier plan.

    Chronologiquement, Sonntag correspond à la dernière journée du cycle, écrite également en dernier dans l'ordre de composition. Les trois premiers épisodes étaient consacrés aux trois divinités tutélaires : Michael (Donnerstag), Luzifer (Samstag) et Eva (Montag). Interagissant dans les autres épisodes, ces trois personnages-clé sont cités dans une conclusion de cycle résolument plus méditative et introvertie.

    On plonge ici dans un rituel réparti sur deux soirées très différenciées auxquelles la scénographie de Ted Huffman n'ajoute que le strict nécessaire à des indications scéniques déjà suffisamment précises de la main de Stockhausen lui-même. La première soirée se déroulait intégralement à Cité de la Musique, avec un plateau vidé des travées de fauteuils et sur lequel le public prenait place sur des chaises réparties en forme d'étoile le long desquelles choristes et instrumentistes déambulaient.

    L'Ňďuvre s'ouvre sur l'union entre la lumi√®re et l'eau (Lichter-Wasser) abord√©e dans le Salut de Dimanche avec un duo entre √ąve et Michael. Le synth√©tiseur r√©pond au jeu de r√©pliques de la soprano et du t√©nor qui pr√©c√®de l'entr√©e des instruments. De subtils √©clairages soulignent les interventions divis√©es par formules et phrases de longueur diff√©rentes. La seconde section (Engel-Prozessionen) est aussi la plus spectaculaire, avec ces groupes d'anges-choristes qui d√©ambulent en chantant en hindi, chinois, espagnol, anglais, arabe et swahili.

    Pour des questions de dur√©e, la deuxi√®me partie occupe √† elle seule une seconde soir√©e s√©par√©e et nettement plus longue que la premi√®re. Intitul√©e V√©n√©ration d‚Äô√ąve-Marie, elle consiste tout d'abord en une longue √©vocation de Michael (formidable Hubert Mayer) √©changeant avec deux groupes de musiciens sur sc√®ne tandis que des projections de paysages et d'√©l√©ments naturels d√©filent en arri√®re-plan. Vient ensuite la belle sc√®ne 4 (D√ľfte-Zeichen, Parfums-Signes) mise en valeur par le timbre iris√© de Michiko Takahashi et les variations de lumi√®re auxquelles les organisateurs ont associ√© un choix pr√©cis de parfums selon les souhaits du compositeur. La sc√®ne se termine avec l'irruption d'un cheval blanc dont le livret nous informe qu'il illustre l'enl√®vement de Michael sous la forme d'un jeune gar√ßon.

    La soir√©e se poursuit sur Hoch-Zeiten (√† la fois ¬ę temps fort ¬Ľ et ¬ę mariage ¬Ľ), avec √† la Cit√© de la Musique un ensemble de quatre groupes vocaux et √† la Philharmonie quatre groupes sym√©triques instrumentaux. Interpr√©t√©e deux fois, cette partie permet au public de se d√©placer d'une salle √† l'autre afin de percevoir diff√©remment les deux atmosph√®res. Un syst√®me sophistiqu√© permet de suivre sur √©cran et haut-parleurs le concert donn√© au m√™me moment tel un √©cho de celui qui se d√©roule en direct. Ceux qui auront eu l'√©nergie de se d√©placer une derni√®re fois √† la Philharmonie profiteront d'un Adieu conclusif, interpr√©t√© par cinq synth√©tiseurs.




    Cité de la Musique, Paris
    Le 20/11/2023
    David VERDIER

    Nouvelle production de Sonntag aus Licht, cycle de Karlheinz Stockhausen mis en scène par Ted Huffman et sous la direction de Maxime Pascal à la Cité de la Musique et à la Philharmonie de Paris.
    Karlheinz Stockhausen (1928-2007)
    Sonntag aus Licht (1998-2003)
    Le Balcon
    Orchestre de chambre de Paris
    Académie du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
    Ma√ģtrise de Paris (Conservatoire √† rayonnement r√©gional de Paris)
    ChŇďur Stella Maris
    direction : Maxime Pascal
    mise en espace : Ted Huffman & Maxime Pascal d'après les indications de Stockhausen

     


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