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CRITIQUES DE CONCERTS 13 juin 2024

Version de concert d’Atys de Lully sous la direction d’Alexis Kossenko au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

La résilience du pin
© Charles Plumey

La version de concert d’Atys montée par Alexis Kossenko renouvelle notre connaissance du chef-d’œuvre de Lully à la fois par la traduction des dernières recherches musicologiques que par les qualités de ses interprètes, notamment les excellents Mathias Vidal et Véronique Gens. Une réussite dont l’enregistrement devrait prochainement paraître chez Alpha.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 26/03/2024
Thomas DESCHAMPS
 



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  • Un important travail musicologique menĂ© sous l’impulsion du Centre de musique baroque de Versailles a prĂ©cĂ©dĂ© cette nouvelle version d’Atys. Les dernières recherches touchent autant Ă  l’instrumentarium qu’à la dĂ©clamation ou l’ornementation. Cette dĂ©marche philologique s’accompagne ce soir d’un engagement exceptionnel des interprètes rĂ©unis autour d’Alexis Kossenko. Le chef empoigne littĂ©ralement l’ouverture du Prologue. En de grands gestes spectaculaires, il se tourne de toutes parts car dans la fosse les cordes sont disposĂ©es en un grand chĹ“ur de sorte que certains musiciens jouent dos au public.

    Le petit chœur constituant le riche continuo fait tout autant l’objet de l’attention du chef qui dans une démarche bien de notre époque ne cesse jamais de modeler chaque phrase dans ses moindres détails. Une suractivité qui se traduit par une plastique sonore extrêmement animée. Il faut attendre deux actes pour s’accoutumer à cette direction pourtant d’une justesse confondante. La respiration venue, on goûte aussi la scène où se produisent les chanteurs sans les danseurs présents lors des représentations données en province.

    Mathias Vidal domine le plateau par une déclamation d’une clarté exemplaire. Sa voix formidablement projetée trouve des accents éloquents pour un Atys déchirant. Il se permet d’ornementer plus que les autres chanteurs qui suivent à la lettre les nouvelles recommandations des monologues. Avec un timbre cristallin, la Sangaride de Gwendoline Blondeel lui déclare un amour d’une fraîcheur désarmante.

    D’une présence scénique d’une grande noblesse, la Cybèle faite par Véronique Gens trouve le parfait équilibre entre son rang de déesse et l’humanité de ses sentiments. Pour la dernière scène, la voix de la soprano se pare d’ombres délicates sans que la ligne sublime n’en soit altérée. Ce n’est pas tout à fait le cas du lourd Célénus de Tassis Christoyannis mais le reste de la distribution donne de grandes satisfactions, en particulier le Phobétor d’Adrien Fournaison.

    Suivant les recherches musicologiques, les vents jouent sur scène et c’est un plaisir de l’œil comme de l’oreille d’entendre des instruments spécialement recréés pour l’occasion dont une spectaculaire basse de cromorne. Le même souci de spatialisation marque les interventions du chœur dont les effectifs et la disposition varient sans cesse. Intégrant parfois des enfants, les choristes font montre d’une diction superbe et contribuent pleinement à la magnificence d’une soirée démontrant une nouvelle fois la richesse d’une partition comme nulle autre pareille.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 26/03/2024
    Thomas DESCHAMPS

    Version de concert d’Atys de Lully sous la direction d’Alexis Kossenko au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
    Atys, tragédie en musique en un prologue et cinq actes (1676)
    Livret de Philippe Quinault d’après les Fastes d’Ovide

    Mathias Vidal (Atys)
    Véronique Gens (Cybèle)
    Gwendoline Blondeel (Sangaride)
    Tassis Christoyannis (Célénus)
    Hasnaa Bennani (Doris)
    Virginie Thomas (Flore / Une divinité de fontaine)
    Éléonore Pancrazi (Melpomène / Mélisse)
    David Witczak (Le Temps / Un songe funeste / Le fleuve Sangar)
    Adrien Fournaison (Idas / Phobétor)
    Antonin Rondepierre (Un zéphir / Morphée / Un grand dieu de fleuve)
    Carlos Ponto (Le sommeil / Un grand dieu de fleuve)
    Marine Lafdal-Franc (Iris / Une divinité de fontaine)
    François-Olivier Jean (Phantase).
    Les Ambassadeurs – La Grande Écurie
    Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles
    direction : Alexis Kossenko

     


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