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CRITIQUES DE CONCERTS 13 août 2020

Concert des "Paris de la musique" avec l'Orchestre Colonne et Laurent Korcia.

L'art du sandwich à la Française
© Eric Manas

Les "Paris de la musique" de l'association "Musique nouvelle en liberté" sont régis par une idée fixe : afficher des oeuvres contemporaines à côté des pages du grand répertoire. Prendre, en quelque sorte, la main d'un public qui, s'il n'est pas guidé, ne sortira jamais de son dix-neuvième siècle préféré. Laurent Korcia était l'un des parieurs, le 28 novembre dernier.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 28/11/2000
Michel PAROUTY
 



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  • Kung-Fu, de Paul Malinowski (né en 1958) constitue le hors d'oeuvre de la soirée : exotique et épicé, réservé aux cuivres et aux percussions, il joue sur de brèves cellules rythmiques et dynamiques et cumule les tensions jusqu'à l'explosion finale- qui ne surprend pas tant elle est attendue.

    Populaire il n'y a guère, la Symphonie espagnole d'Edouard Lalo se fait rare aujourd'hui ; il est dommage que Laurent Korcia la traite avec désinvolture. Il aime les sonorités fines et brillantes (celles de son Stradivarius, le Zahn, de 1719, sont particulièrement séduisantes) mais sa virtuosité est par trop ostentatoire, au point de se retourner contre la musique. En bis, un extrait de la 3e Sonate pour violon seul d'Eugène Ysaÿe confirme qu'il persiste et signe dans cette voie.

    Sèche et péremptoire dans Lalo, la direction d'Edmon Colomer s'assouplit dans la Symphonie n° 1 de Thierry Escaich, " Kyrie pour une messe imaginaire ", composée voici une dizaine d'années. Quatre courts mouvements, tels des versets, prenant appui sur un thème grégorien, reliés par des transitions assimilables à des antiennes, créent un climat de conflit traité avec un lyrisme généreux et dramatique, et une solidité appréciable chez un musicien qui, à l'époque de la composition, n'avait que vingt-quatre ans.

    L'Orchestre Colonne, dans cette partition exigeante, se montre sous son meilleur jour. Il ne démérite pas dans l'Alborada del gracioso ravélien, mais trouverait avantage à travailler avec un chef plus subtil que Colomer. Quoiqu'il en soit, la formule du "concert-sandwich", selon l'expression de Benoît Duteurtre, directeur de Musique nouvelle ne liberté, porte ses fruits : le public applaudit Lalo et Ravel mais porte la même attention à Malinowski et Escaich. Pari gagné ?




    Salle Pleyel, Paris
    Le 28/11/2000
    Michel PAROUTY

    Concert des "Paris de la musique" avec l'Orchestre Colonne et Laurent Korcia.
    Concert des "Paris de la Musique"
    Kung-Fu, de Paul Malinowski
    Symphonie espagnole d'Edouard Lalo
    3e Sonate pour violon seul d'Eugène Ysaÿe
    Symphonie n° 1 de Thierry Escaich
    l'Alborada del gracioso de Maurice Ravel
    Orchestre Colonne
    Direction : Edmon Colomer
    Laurent Korcia (violon), .

     


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