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CRITIQUES DE CONCERTS 22 octobre 2019

La Chauve-souris de Johann Strauss à l'Opéra de Paris

La Chauve-souricière
© Eric Mahoudeau

Dans les ann√©es soixante, Maurice B√©jart avait r√©ussi un spectacle parfaitement nouveau en passant La Veuve joyeuse √† la moulinette psychanalitico-historique. Trente-sept ans apr√®s, Coline Serreau pr√©tend faire acte de nouveaut√© en hachant La Chauve¬Ėsouris de cette mani√®re. Profonde m√©prise.
 

Palais Garnier, Paris
Le 27/12/2000
Gérard MANNONI
 



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  • Qui dira les m√©faits de la psychanalyse lorsqu'elle est mal dig√©r√©e ? Dans la mise en sc√®ne de Coline Serreau, on apprend ainsi que Gabriel von Einsentein est certainement un √©jaculateur pr√©coce ou un solitaire, que Rosalinde repr√©sente la m√®re de Strauss vengeant son p√®re, que l'Empire austro-hongrois qui s'effondre (on l'ignorait) pr√©figure le nazisme, √©l√©ment sous-jacent √† toute cette histoire...

    D'o√Ļ un d√©cor aussi absurde que sinistre, genre tombe-d√©but-de-si√®cle-du-P√®re La Chaise au premier acte, chapelle de Saint-Pierre de Rome au deuxi√®me et prison selon Dubout au troisi√®me (Ca voudrait √©voquer Piran√®se mais √ß√† ne rappelle que Dubout).

    D'o√Ļ un prince Orlovsky en mort vivant accroch√© √† son goutte-√†-goutte sur roulettes, le cr√Ęne lisse - une charmante attention pour les spectateurs touch√©s de pr√®s o√Ļ de loin par la n√©cessit√© d'une chimioth√©rapie qui auraient voulu se changer les id√©es avec Johann Strauss. D'o√Ļ aussi une croix gamm√©e en ruban, brandie par les invit√©s du bal. On pourrait ainsi multiplier les citations √† foison.

    D'o√Ļ surtout une pagaille totale: on voit sans cesse des personnages de vaudeville fort bien jou√©s et chant√©s racontant une autre histoire que celle qu'ils vivent. Il y a des interm√®des burlesques r√©ussis, comme le ballet avec ses rappeurs en tutu, irr√©sistibles et magnifiques, mais ils ne rach√®tent pas une absence totale de ma√ģtrise du propos, toujours confus, mal d√©fini et de toute fa√ßon absolument √† c√īt√© de la musique.

    Celle-ci contredit sans cesse l'image et surnage, m√™me si Armin Jordan la dirige avec une regrettable mollesse. Bref, on s'ennuie ferme, le temps para√ģt long et on a envie d'envoyer au diable tous ces gens de spectacle intellos qui se croient toujours plus malins que les oeuvres qu'ils traitent. √Ä moins qu'ils n'aient vraiment du talent et le sens de l'op√©ra. √áa existe. Ce n'est pas le cas de Coline Serreau.

    Lire l'avis plus favorable d'Olivier Bernager




    Palais Garnier, Paris
    Le 27/12/2000
    Gérard MANNONI

    La Chauve-souris de Johann Strauss à l'Opéra de Paris
    La Chauve-souris de Johann Strauss
    Orchestre de l'Opéra
    Direction musicale : Armin Jordan
    Mise en scène : Coline Serreau
    Décors : Jean-Marc Stehlé et Antoine Fontaine
    Costumes : Elsa Pavanel
    Avec Charles Workman (Gabriel von Eisenstein)- Brigitte Han (Rosalinde)- Andreas Scheibner (Frank)- Béatrice Uria-Monzon (Prince Orlovsky)- Bonaventura Bottone (Alfred)- Christopher Schaldenbrand (Dr. Falk)- Wolfgang Ablinger-Sperrhhacke (Dr. Blind)- Malin Hartelius (Adele)- Gilles Privat (Frosch)- Jeanne Tremsal (Ida).

     


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