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CRITIQUES DE CONCERTS 22 août 2019

Concert de l'Orchestre Pasdeloup dirigé par Jean-Pierre Wallez.

Un Boléro bien ajusté

L'Orchestre Pasdeloup de Jean-Pierre Wallez est connu comme le loup blanc mais on le considère souvent comme un orchestre "à la papa", sympathique mais poussiéreux. Altamusica a voulu juger sur pièces dans un beau programme de musique française, avec le pianiste Georges Pludermacher, invité pour le Concerto pour la main gauche.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 11/12/2000
Pauline GARAUDE
 



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  • Le début de ce concert se voulait festif avec l'ouverture du Carnaval romain de Berlioz. Effet manqué : l'orchestre est plat, manque de vivacité et d'éclat. Les cordes sont lourdes et les vents ne décollent pas.

    Deuxième chance avec la Suite n°1 de Carmen. Le mélange entre le tremollo inquiétant des violons, la phrase sombre des violoncelles et les roulements de timbales est d'emblée inquiétant. Viens la flûte énonçant son thème doux et séducteur, un peu vite, mais assez voluptueuse. Mais dès la troisième pièce, l'orchestre redevient pesant : pupitres trop homogènes, legato des cordes "flasque", absence de vigueur rythmique. Encore raté.

    Pas mieux dans l'Apprenti sorcier de Dukas - musique narrative avec une palette très riche de couleurs et de timbres - l'effet de masse empêche de varier les climats.

    L'espoir renaît aux premières notes de l'Alborada del Gracioso de Ravel. La direction s'allège-t-elle ou est-ce seulement le génie de l'orchestration ravélienne ? En tout cas, les instruments ressortent et la battue retrouve une certaine vigueur.

    C'est au tour du pianiste Georges Pludermacher d'entrer en scène pour le si périlleux Concerto pour la main gauche du même Ravel. Le passage central de style ragtime, est joué avec beaucoup de brio, une tenue rythmique implacable et des accents bien marqués. Mais à la différence du Concerto en sol, celui-ci est sombre et exige une vision plus tourmentée. Samson François - dont l'interprétation reste mythique – y définissait ainsi l'esprit de Ravel : "C'est un mort qui regarde à la vie de l'autre côté du miroir, mais sans jamais le briser".

    Or Pludermacher est nerveux, surtout au début de sa cadence. Dans les passages lyriques et souples, sa conduite de la phrase mélodique est apprêtée, la régularité du toucher laisse à désirer et les rubato n'ont rien à y faire. L'orchestre est énergique, davantage dans l'esprit, même si certains crescendo ne jaillissent pas suffisamment.

    In extremis, l'Orchestre Pasdeloup rachète son concert grâce à une exécution bien ajustée du Boléro. Le tempo est idéal pour mêler à la vitalité rythmique la sensualité quelque peu langoureuse du thème. Les nuances sont bien amenées, la dynamique progressive, la baguette incisive, les pupitres éclatants. Ouf !




    Salle Pleyel, Paris
    Le 11/12/2000
    Pauline GARAUDE

    Concert de l'Orchestre Pasdeloup dirigé par Jean-Pierre Wallez.
    Orchestre Pasdeloup
    Jean Pierre Wallez, direction
    Georges Pludermacher, piano
    Berlioz : Ouverture du Carnaval romain
    Bizet : Suite n°1 extraite de Carmen
    Dukas : L'Apprenti sorcier
    Ravel : Alborada del gracioso, Concerto pour la main gauche, le Boléro

     


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