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CRITIQUES DE CONCERTS 16 octobre 2018

Concerts du Cycle "Voci dei Medicis 2000-2001" à Rome.

Hervé Niquet exerce son pouvoir spirituel
© Philippe Maillard productions

Symbole de la présence française à Rome, la Villa Médicis se faisait, en cette fin d'année 2000, la vitrine de la musique baroque française avec la complicité du Concert Spirituel d'Hervé Niquet. Marc-Antoine Charpentier dominait largement un programme dédié au Grand Siècle de ce Louis XIV qui hante actuellement les écrans de France et de Navarre.

 

Eglise Saint-Louis des Français, Rome
Le 12/12/2000
Roger TELLART
 



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  • La visite romaine du Concert Spirituel d'Hervé Niquet avait pour but de donner un relief sonore à la belle exposition "les Peintres du Grand Siècle et l'idée de Dieu" se tenant in situ jusqu'à la fin du mois de janvier.

    Certes, on ne pouvait attendre un "état des lieux" de ces trois soirées - où Marc-Antoine Charpentier, entre autres, était comme en phase avec les visions sacrées de Poussin et de Georges de La Tour -, mais plutôt une suite d'instants privilégiés qui sollicitaient tour à tour l'apparat et l'intimité dans l'espace du sanctuaire.

    Dans ce climat de convergence, le Concert Spirituel, survolté, s'est fait ambassadeur d'excellence en débarrassant de toute emphase un Te Deum rendu à l'urgence de ses rythmes festifs. Et la même intuition dynamique réveillait un Dixit Dominus et un Cantique à Saint-Louis où faisaient assaut de ferveur instruments et voix ; celles-ci dominées par le "dessus" (soprano) translucide de Marie-Louise Duthoit et la basse impressionnante de présence de Renaud Delaigue.

    Pour autant, c'est des grâces doloristes de Joseph Michel dans Trois Leçons de Ténèbres et un Miserere pour voix seule que la révélation nous est venue. Dijonnais comme son illustre contemporain Jean-Philippe Rameau, Joseph Michel aura connu, comme auteur, un destin funeste ; en ce sens que la plus grande partie de son oeuvre fut détruite dans l'incendie de l'imprimerie qui devait la publier.

    Reste qu'un vrai maître s'exprime, tant dans les Ténèbres que dans le Miserere entendus à Rome. Un maître ardent, mais sobre d'effets, et que l'interprétation très intérieure du Concert Spirituel magnifiait, le soprano aisé de Marie-Louise Duthoit trouvant dans l'accompagnement instrumental, conduit d'une main experte par Hervé Niquet de son orgue, le plus zélé des complices.

    Ce concert appartenait au cycle "Voci dei Medicis 2000-2001", lequel s'achèvera les 20 et 21 janvier 2001, avec la musique composée par Jean-Baptiste Moreau pour la tragédie Esther de Racine. Un autre festival consacré cette fois au clavecin prendra le relais en mars prochain.




    Eglise Saint-Louis des Français, Rome
    Le 12/12/2000
    Roger TELLART

    Concerts du Cycle "Voci dei Medicis 2000-2001" à Rome.
    Le 11 décembre, Eglise Saint-Louis-des-Français, Rome :
    Marc-Antoine Charpentier : Te Deum & Grands Motets pour les Victoires de Louis XIV (Dixit Dominus H.202 ? In honorem Sancti Ludovici Regis Galliae Canticum H.365 ? Marche pour les Trompettes, Te Deum H.146)
    Ensemble Le Concert Spirituel
    Hervé Niquet, direction

    Le 12 décembre, Villa Médicis, Rome :
    Joseph Michel : Trois Leçons de Ténèbres & Miserere pour voix seule
    Ensemble Le Concert Spirituel
    Marie-Louise Duthoit, soprano ? Patrick Cöhen-Akenine, Olivier Briand, violons ? Alain Gervreau, basse d'archet ? Massimo Moscardo, Marc Wolf, théorbes ? Hervé Niquet, orgue positif & direction

     


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