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CRITIQUES DE CONCERTS 09 juillet 2020

RĂ©cital Sumi Jo, Salle Pleyel, Paris.

Sumi Jo en apesanteur

Avant de redonner son Olympia à l'Opéra Bastille, la colorature coréenne a gravi les pentes abruptes du contre-ut Salle Pleyel, pour le plus grand plaisir de ses inconditionnels.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 11/01/2001
Yutha TEP
 



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  • Dans le cercle finalement restreint des chanteuses stratosphĂ©riques, Sumi Jo s'est forgĂ©e une rĂ©putation flatteuse et un public en grande partie de " groupies ", au fil d'apparitions fort sagement restreintes Ă  quelques rĂ´les privilĂ©giĂ©s (Gilda de Rigoletto, Olympia des Contes d'Hoffmann qu'elle chantera en avril Ă  l'OpĂ©ra Bastille ou encore Lucia) et aux rĂ©citals, parallèlement Ă  une discographie Ă  l'aspect glamour " très prononcĂ©. Son rĂ©cital en Salle Pleyel, avec la complicitĂ© de l'Orchestre de Paris placĂ© sous la direction de Giuliano Carella, a tout naturellement fait salle comble.
    Le programme ne présentait guère de surprises : airs fameux du bel canto de Bellini et de Donizetti, air de concert de Mozart, tout était prêt pour que le public, déjà conquis par avance, se trouvât transporté par les suraigus de la star (c'est le terme qui convient) coréenne. La chanteuse s'étant présentée en bonne forme, la soirée se déroula selon le schéma prévu. Timbre argenté, sureté des aigus, agilité jamais prise en défaut et tenue exceptionnelle des pianissimi, Sumi Jo a déclenché l'enthousiasme de ses admirateurs, passé un Vorrei Spiergarvi liminaire hésitant, peut-être à cause d'un tempo trop rapide. Elle y ajoute maintenant un certain abattage (l'air de Cunégonde du Candide de Bernstein), suffisant en tout cas pour animer la soirée. Cela dit, et malgré une voix qui s'est considérablement ouverte, les limites de la chanteuses demeurent, limites en fait inhérentes à ce type de tessiture. La substance vocale et la projection viennent parfois à manquer, notamment dans la longue scène de la folie de Lucia, que Sumi Jo connaît sur le bout des doigts, mais qui demande une autre dimension vocale. Il est vrai que les demensions de la Salle Pleyel ne se prêtent qu'imparfaitement à ce type d'exercice. Ailleurs, c'est un vibrato un peu serré qui gêne, comme dans le cristallin O quante volte des Capuleti e i Montecchi. Dans le Wo die Zitronen blüh'n de la Chauve-souris, c'est la prononciation de l'allemand et la projection du mot qui n'est pas irréprochable. Mais ne boudons pas notre plaisir. Il est suffisamment rare d'entendre ces notes impossibles abordées avec semblable honnêteté pour saluer une soirée au final agréable. L'Orchestre de Paris a montré ses qualités habituelles, en particulier une discipline irréprochable et des couleurs sombres que Giuliano Carella, grand spécialistes du bel canto, a parfaitement utilisées pour soutenir la chanteuse que Paris retrouvera en avril.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 11/01/2001
    Yutha TEP

    RĂ©cital Sumi Jo, Salle Pleyel, Paris.
    Sumi Jo, soprano
    Orchestre de Paris
    Giuliano Carella, direction
    Mozart : ouverture des Noces de Figaro & air de concert Vorrei spiegarvi, oh Dio !
    Bellini : air Son Vergin vezzosa extrait de I Puritani - récitatif Ecomi in lieta vesta et air O quante volte extraits de I Capuleti e i Montecchi
    Donizetti : Scène de la Folie extraite de Lucia
    J. Strauss : ouvreture & air Wo di Zitronen blĂĽh'n de La Chauve-souris
    Bernstein : ouverture & air de Cunégonde Blitter and be gay extraits de Candide
    Rossini : ouverture d'Elisabetta, regina d'Inghilttera - ouverture

     


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