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CRITIQUES DE CONCERTS 15 octobre 2019

Stéphane Denève dirige l'Orchestre Colonne, Salle Pleyel, Paris.

Colonne retrouve sa mémoire
© IMG Artists

La Salle Pleyel avait pris, ce soir-là, des allures de lieu de mémoire : l'Orchestre Colonne sous la direction de Gabriel Pierné avait créé l'Oiseau de feu d'Igor Stravinski et Rondes de printemps de Debussy. Près d'un siècle après, la formation retrouve ces oeuvres, mais cette fois avec du sang neuf.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 15/01/2001
Pauline GARAUDE
 



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  • La chevelure blonde et frisée, l'allure joviale, le jeune chef Stéphane Denève galvanise l'orchestre de la première à la dernière note du concert. Sa direction, pleine de verve mais aussi de finesse, témoigne d'une gestuelle héritée des grands maîtres tels que Sir Georg Solit ou Seiji Ozawa, avec lesquels il a travaillés. Sa main gauche vibre intensément et sa main droite tranche dans la masse orchestrale, obtenant une texture sonore à la fois riche et transparente. L'éclat des couleurs est la qualité première de ce chef, même si parfois la sonorité manque de matière. Tel est le cas de Rondes de printemps, oeuvre ici animée d'une vision légère et bucolique avec des nuances retenues, méritant peut-être plus de luxuriance.
    Mais dès l'Oiseau de feu, l'orchestre est " tout d'or et de flammes ". Stéphane Denève en fait une partition aussi sensuelle qu'étincelante. Le solo du basson dans la Berceuse est mélancolique tant la ponctuation rythmique est souple et le timbre clair, au prix parfois de certains "étoffements". Tout aussi voluptueuse est l'arrivée des Princesses avec sa mélodie orientalisante, aux arabesques gracieusement soulignées. A l'inverse, quand le discours " s'enflamme ", les crescendos fusent tels des feux d'artifice, les contrastes de nuances sont convulsifs et le chef scande le rythme, le serrant.
    Le Troisième Concerto de Rachmaninov devient sous les doigts de Nicholas Angelich un spectacle pyrotechnique ; des jets de lumière sur fond noir nés d'un romantisme sombre et exaltant. La virtuosité, la rondeur et la fermeté du toucher, l'enfoncement pétri des notes et la clarté de l'articulation font de lui un excellent interprète du compositeur russe. Ses rafales d'accords dans la cadence sont vertigineuses d'aplomb et de rapidité, son phrasé est conduit avec beaucoup d'intonations et, malgré l'écriture très chargée de la partition, la sonorité n'est jamais compacte. Nicholas Angelich entraîne l'orchestre, rutilant, qui dans le Finale, suivra difficilement le tempo effréné du soliste.

    Nicholas Angelich




    Salle Pleyel, Paris
    Le 15/01/2001
    Pauline GARAUDE

    Stéphane Denève dirige l'Orchestre Colonne, Salle Pleyel, Paris.
    Orchestre Colonne
    Stéphane Devène, direction
    Nicholas Angelich, piano
    Debussy : Rondes de printemps
    Stravinsky : L'oiseau de feu (version 1911)
    Rachmaninov : Concerto pour piano n°3

     


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