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CRITIQUES DE CONCERTS 23 avril 2019

Cycle Bartok au Théâtre du Châtelet, Paris.

Boulez en fait voir de toutes les couleurs
© Marie Noelle Robert

En ouverture du Cycle Bartok au Théâtre du Châtelet et dans un répertoire où il est sans rival, Pierre Boulez a transformé l'Orchestre de Paris en véritable kaléidoscope. Avec en son centre, la silhouette translucide de Christine Schäfer.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 19/01/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Ouverture du cycle Bartok que le Châtelet a mis en place pour l'Année de la Hongrie en France et qui se poursuivra par six concerts au mois de juin. Boulez et l'Orchestre de Paris en sont les interprètes et ce premier concert accueillait comme soliste Christine Schäfer pour le Pierrot Lunaire de Sch?nberg. La jeune cantatrice allemande effectue une magnifique carrière depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, dans un répertoire choisi, qui va des jeunes héroïnes de Mozart et de Strauss à Sch?nberg et Berg, et ce tant à Salzbourg qu'à Berlin ou Paris, une carrière sans " petits débuts ". Elle avait déjà chanté le Pierrot lunaire en 1997 au Châtelet avec Pierre Boulez. Son interprétation, comme sa voix, a gagné en maturité, avec une force dramatique immédiate, qui vient de l'intelligence du texte beaucoup plus que d'effets vocaux sophistiqués. C'est simple, direct, poétique et totalement adéquat dans ces couleurs à la fois froides et expressionistes qui caractérisent le climat de l'oeuvre. Boulez dirigeait ensuite Deux portraits opus 5 de Bartok avec le très musical Philippe Haïche au violon pour le premier, et Le Mandarin merveilleux... Boulez n'est pas le chef de tous les répertoires, on le sait, mais là où il lui plaît d'aller, il reste quasiment inégalable. Surtout dans ce type d'oeuvre qui réclame plus de capacité d'analyse que de sensibilité extravertie, plus de sens des couleurs orchestrales et de leur agencement que d'élans débridés et spontanés. Le résultat est somptueux, même si on peut imaginer une approche plus sensuelle, avec un Orchestre de Paris galvanisé comme toujours par la présence du Maître à son pupitre.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 19/01/2001
    Gérard MANNONI

    Cycle Bartok au Théâtre du Châtelet, Paris.
    Ensemble Intercontemporain
    Orchestre de Paris
    Sch?nberg : Pierrot Lunaire
    Bartok : Le Mandarin merveilleux - Deux portraits opus 5
    Christine Schäfer, soprano
    Pierre Boulez, direction

     


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