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CRITIQUES DE CONCERTS 04 décembre 2020

Récital Elisabeth Leonskaja à la Cité de la Musique.

De l'art de se jouer du piano
© Universal Classics

Très discrète ces derniers temps, trop en regard de son talent, Elisabeth Leonskaja reste l'une des dernières grandes dames du piano russe ; et même piano tout court. La Cité de la Musique a eu la bonne idée de l'inviter à défendre, en récital, une certaine idée du piano romantique, à la fois pudique, savante et passionnée.
 

Le 06/02/2001
Gérard MANNONI
 



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  • Beau contraste entre les deux parties de ce grand voyage en terre romantique proposé par Elisabeth Leonskaja. D'abord, la sonate n°19 en ré majeur D. 850 de Schubert, l'un de ces monuments pianistiques rarement abordés en concert.

    Ces quelque quarante minutes de poésie intérieure restent de fait assez austères, au moins pendant les trois premiers mouvements tout en pudeurs, en retenues, en constructions savantes dont il faut prendre le temps de savourer la délicatesse et la subtilité. Et puis, brusquement, au quatrième mouvement, Schubert entraîne l'auditeur dans une sorte de joyeuse ronde paysanne, légère, virevoltante, aussi fluide que certains Lieder évoquant l'eau et la verdure.

    Leonskaja a une telle maîtrise de son instrument et de la pensée romantique qu'elle trouve le point d'équilibre parfait entre lyrisme et intériorité et que ces pages apparaissent avec toute leur beauté architecturale et sensible.

    Et puis, après l'entracte, c'est dans le tourbillon des Scherzo de Chopin (le deuxième et le troisième), où s'intercale le sensuel Nocturne n°8 en ré bémol majeur que l'on est plongé, avant de terminer sur une hallucinante Mephisto valse de Liszt en parfait contraste avec les deux Sonnets de Pétrarque qui la précède. On est ici quasiment à l'opposé du monde schubertien.

    Mais dans ces deux univers, l'instrument reste roi. On cherche à le faire parler comme un violon, comme un orchestre entier, et les doigts incroyables de Leonskaja y parviennent comme par jeu. L'ancienne lauréate du Concours Marguerite Long et partenaire privilégiée de Richter à quatre mains reste bien une représentante majeure de la grande école russe.




    Le 06/02/2001
    Gérard MANNONI

    Récital Elisabeth Leonskaja à la Cité de la Musique.
    Récital Elisabeth Leonskaja, piano
    Schubert, Chopin, Liszt

     


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