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CRITIQUES DE CONCERTS 20 octobre 2019

Récital de la violoniste Anne-Sophie Mutter au Théâtre des Champs-Élysées.

Une violoniste enfin majeure
© DG Classics

Depuis son début de carrière en 1977 sous l'impulsion du maestro Karajan, Anne-Sophie Mutter a beaucoup mûri et son intuition musicale de jeune fille a cédé la place au métier d'une artiste épanouie malgré une sur-médiatisation parfois imméritée. Elle donnait lundi dernier l'un de ses trop rares récitals parisiens.

 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 05/02/2001
Françoise MALETTRA
 



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  • Anne-Sophie Mutter est belle, indiscutablement, toute en blondeur et en formes parfaites dans sa robe de mousseline verte qui lui va aussi bien que Mozart. Mozart qui va si bien à son violon, et lui assure une entrée plein de charme. Une Première Sonate pleine de fraîcheur, merveilleusement en place, toute en jeux de couleurs vives, avec cet art de suspendre le son un court instant, avant chaque reprise, sans altérer le chant. La salle est dans le ravissement.

    Mais il faut se résoudre, quoiqu'il en coûte, et même si l'exercice est délicat, à s'éloigner un peu de Mozart, sans tout à fait l'oublier, pour rejoindre Schubert, se souvenir que les rires et les larmes ne sont pas les mêmes, que l'apparente amabilité de la conversation laisse toujours passer les échos mélancoliques d'une fête lointaine, que le moment musical, aussi intense soit-il, sera irrémédiablement sans lendemain.

    Mais l'archet de Mutter ne dit rien de tout ça, trop préoccupé d'exiger du violon le son le plus beau, envers et contre tout. Tant mieux pour Fauré dont le génie mélodique fait enfin sortir la violoniste de son élégante réserve, en lui insufflant l'humeur amoureuse de sa sonate. Tendresse, exubérance, sensualité, douceur, urgence inquiète de vivre : Fauré passe, sans s'attarder, d'un état à un autre, en expérimentant au passage toute une gamme de solutions possibles entre les deux instruments.

    Et là, Mutter se fait intuitive, s'enchante de tout, relayée avec ardeur par le partenaire idéal qu'est Lambert Orkis. Le retour à Mozart se fait tout naturellement et sans nuage, avec une deuxième sonate où l'allégresse est toujours de rigueur, et ce sentiment évident de se trouver si bien chez soi, après un programme (comment n'y avais-je pas pensé plus tôt !) tout en majeur.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 05/02/2001
    Françoise MALETTRA

    Récital de la violoniste Anne-Sophie Mutter au Théâtre des Champs-Élysées.
    Récital de Anne-Sophie Mutter (violon)
    Lambert Orkis (piano)
    Mozart : Sonates en sol maj. K.293, et si bémol majeur, K.378
    Schubert : Duo en la maj. Op. l62
    Fauré : Sonate no l, en la majeur, Op. l3

     


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