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CRITIQUES DE CONCERTS 21 mai 2019

Concert Berlioz avec l'Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach.

L'invitation à la transe
© Eric Sebbag

Christoph Eschenbach (© Eric Sebbag)

Christoph Eschenbach n'est pas homme à jouer les hypnotiseurs en usant d'une sonorité uniformément ronde : qu'on lui donne un orchestre digne de ce nom et une oeuvre riche en rebondissements et l'on est assuré de passer une soirée mouvementée. Ce fut le cas mercredi dernier, Salle Pleyel.

 

Salle Pleyel, Paris
Le 14/02/2001
Mathias HEIZMANN
 



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  • Évidemment, Harold en Italie ce n'est pas La Fantastique : Berlioz y déploie bien ses talents d'orchestrateur et d'architecte, mais la folie magnétique de la fameuse symphonie est absente. Qu'à cela ne tienne, on pouvait espérer que la présence de l'altiste Tabea Zimmermann compenserait les quelques tunnels de ce petit voyage transalpin.

    Mais curieusement, son archet resta assez réservé, jouant surtout avec les subtilités du son en laissant au placard toute forme d'emphase. C'est évidemment mieux qu'une succession d'effets ostentatoires, mais le tout avait un côté retenu, partagé par l'orchestre, qui provoqua une écoute un peu distante.

    La Symphonie Fantastique, par contre, bascula assez vite dans la transe tout en gardant un parfait équilibre formel. C'est que Christoph Eschenbach sait faire preuve d'un sens de la dramaturgie assez rare et peut, dans un cadre parfaitement contrôlé, installer imperceptiblement une sorte de chaos.

    Sa Fantastique avait ainsi un côté "border line" parfaitement assumé, comme si l'orchestre tout entier s'était identifié à la folie du personnage "d'amoureux transi" mis en scène par Berlioz. C'est donc véritablement une marche à la folie que proposait Christoph Eschenbach, une sorte de cabinet du docteur Caligari musical d'où surgissent des personnages étranges et déformés.

    Cette lecture, inutile de le dire, est parfaitement fidèle à l'esprit de l'oeuvre. Mais assumée dans les moindres détails, elle permet d'installer une tension grandissante qui explosera dans le dernier mouvement. De ce point de vue, Christoph Eschenbach se révèle un incroyable metteur en scène. C'est tout à son honneur.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 14/02/2001
    Mathias HEIZMANN

    Concert Berlioz avec l'Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach.
    Hector Berlioz : Harold en Italie, La Symphonie Fantastique
    Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach
    Avec Tabea Zimmermann (alto).

     


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