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CRITIQUES DE CONCERTS 14 juillet 2020

Récital du flûtiste Emmanuel Pahud et du pianiste Eric le Sage au Châtelet.

Le souffle de Pan
© Emi Classics

Digne représentant de l'école française de flûte, Emmanuel Pahud est l'un des meilleurs flûtistes actuels. À trente ans, il fait déjà preuve d'une technique épanouie alliée à un jeu tout en finesse. Autant de qualités que l'on a pu apprécier sur la scène du Châtelet où il se produisait en compagnie du pianiste Eric le Sage.

 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 11/02/2001
Pauline GARAUDE
 



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  • Emmanuel Pahud et Eric Le Sage jouent ensemble depuis plusieurs annĂ©es et leur connivence se ressent d'emblĂ©e avec l'Introduction pour flĂ»te et piano de Schubert. Cette oeuvre est inspirĂ©e d'un lied de la Belle Meunière et ici, le piano - en retrait - et la flĂ»te – en relief – n'oublient pas d'y faire rĂ©fĂ©rence. La colonne d'air charnue et veloutĂ©e de la flĂ»te est une voix transparente que le pianiste laisser briller davantage en feutrant son jeu.

    Dans la Sonate de Franck, essaie-t-il là encore "d'imiter" le violon ? Par l'écriture même de la partie de flûte, l'oeuvre est plus mélancolique. Mais Pahud en profite pour tirer de son instrument encore un surcroît de plénitude et de richesse. Son secret ? Un legato et un vibrato uniquement employés au service de la ligne mélodique et une dynamique pleine de verve.

    Doit-on par contraste regretter le jeu timide d'Eric le Sage ?

    Si l'interrogation subsiste dans cette Sonate, la réponse est oui dans le Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy. Cette transcription conserve la sensualité de l'oeuvre grâce à la flûte, mais le piano qui devrait restituer la coloration orchestrale se restreint à un rôle d'accompagnement : il manque totalement de présence et d'ampleur sonore.

    Pourtant, Eric le Sage a plus d'une corde à son clavier, dans l'Ile joyeuse, son jeu est délié, perlé et volubile. Mais là encore, sa sonorité manque d'éclat et les nuances de contraste. Dommage que cette oeuvre pétillante perde de son relief et que ses couleurs soient édulcorées.

    En revanche, le concert a atteint un moment de grâce quand Emmanuel Pahud a joué Syrinx pour flûte seule de Debussy. Son jeu si voluptueux, les arabesques si délicatement soulignées et les diminuendo toujours timbrés : Dyonysos lui même s'y serait laissé charmer .

    Maintenant qu'Emmanuel Pahud vient de quitter le Philharmonique de Berlin pour se consacrer à sa carrière de soliste, espérons qu'il sera possible de l'entendre plus souvent.






    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 11/02/2001
    Pauline GARAUDE

    Récital du flûtiste Emmanuel Pahud et du pianiste Eric le Sage au Châtelet.
    Emmanuel Pahud, flûte
    Eric le Sage, piano
    Schubert : Introduction pour flûte et piano, op. Posthume 160 D. 802
    Debussy : Syrinx, Prélude à l'après-midi d'un faune, l'Ile joyeuse.
    Franck : Sonate pour violon et piano, transcription pour flûte et piano.

     


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