15/08/2012 | |
Bayreuth 2012 (4) :
Un fourre-tout repoussant
Reprise de Tannhäuser dans la mise en scène de Sebastian Baumgarten, sous la direction de Christian Thielemann au festival de Bayreuth 2012.
Festspielhaus, Bayreuth
L’humilité est une vertu rare. Pour preuve, le Tannhäuser de Sebastian Baumgarten porté pour la deuxième année sur les planches de Bayreuth avec un intellectualisme dictatorial totalement inefficace, auquel une distribution tout sauf inoubliable ne redonne guère de couleurs. Même Christian Thielemann y commet quelques lourdeurs prussiennes.
Par Thomas COUBRONNE
|
| | |
13/08/2012 | |
Bayreuth 2012 (3) :
L’envol du cygne
Reprise de Lohengrin dans la mise en scène de Hans Neuenfels et sous la direction d’Andris Nelsons au festival de Bayreuth 2012.
Festspielhaus, Bayreuth
Exceptionnel Klaus Florian Vogt dans cette reprise du Lohengrin de Neuenfels à Bayreuth, qui éclipse tout ensemble les limites du plateau et de la mise en scène, dans un spectacle qui trouve sa vitesse de croisière et laisse au final une impression très positive. Au passage, un petit rappel à l’usage des chanteurs sur l’art d’exploiter l’acoustique des lieux.
Par Thomas COUBRONNE
|
| | |
12/08/2012 | |
Bayreuth 2012 (2) :
Beaucoup d’air pour rien ?
Nouvelle production du Vaisseau fantôme de Wagner dans une mise en scène de Jan-Philipp Gloger et sous la direction de Christian Thielemann au festival de Bayreuth 2012.
Festspielhaus, Bayreuth
Si la réussite musicale du nouveau Vaisseau fantôme de Bayreuth ne fait aucun doute, entre la direction au souffle incomparable de Christian Thielemann et un plateau de très belle tenue, la transposition scénique habile en soi dans le monde du Capital corrupteur d’âmes ne passe-t-elle pas in fine à côté des préoccupations métaphysiques du livret ?
Par Yannick MILLON
|
| | |
11/08/2012 | |
Bayreuth 2012 (1) :
Work in regress
Reprise de Parsifal dans la mise en scène de Stefan Herheim, sous la direction de Philippe Jordan au festival de Bayreuth 2012.
Festspielhaus, Bayreuth
Au terme de cinq années à Bayreuth, le Parsifal de Stefan Herheim est diffusé en direct sur ARTE et dans les cinémas d’Allemagne, parallèlement à sa captation pour le DVD. Une bonne nouvelle en soi, n’était un propos de plus en plus éparpillé à force de remaniement. Philippe Jordan fait quant à lui des débuts sensationnels sur la Colline.
Par Yannick MILLON
|
| | |
09/08/2012 | |
Salzbourg 2012 (5) :
Théâtre à l’italienne
Version de concert de Tamerlano de Haendel sous la direction de Marc Minkowski au festival de Salzbourg 2012.
GroĂźes Festspielhaus, Salzburg
Indéniable curiosité que ce Tamerlano de Haendel en version de concert à Salzbourg avec Plácido Domingo ; on en vient à douter si l’hétérogénéité du plateau est délibérée, tant le résultat fait se succéder de vocalités différentes. Essai de transposition contemporaine du théâtre à l’italienne ou simple événement médiatique dans l’air du temps ?
Par Thomas COUBRONNE
|
| | |
09/08/2012 | |
Salzbourg 2012 (4) :
La magie d’une Flûte bis
Nouvelle production du Labyrinthe de Peter von Winter dans une mise en scène d’Alexandra Liedtke et sous la direction d’Ivor Bolton au festival de Salzbourg 2012.
Residenzhof, Salzburg
Parfaitement en phase avec le cahier des charges du festival de Salzbourg, l’opéra le Labyrinthe de Peter von Winter, contemporain de Mozart, constitue une excellente découverte en ce qu’il propose, sept ans après sa création, la suite de la Flûte enchantée. Un magnifique hommage, dans le cadre rêvé de la cour de la Residenz.
Par Yannick MILLON
|
| | |
08/08/2012 | |
Salzbourg 2012 (3) :
L’art de la purge
Nouvelle production de la version originale d’Ariane à Naxos de Strauss dans une mise en scène de Sven-Eric Bechtolf et sous la direction de Daniel Harding au festival de Salzbourg 2012.
Haus fĂĽr Mozart, Salzburg
Programmée cet été à Salzbourg afin de fêter le centenaire de sa création, la version originale d’Ariane à Naxos démontre à chaque instant combien Strauss a bien fait de l’expurger de ses insupportables longueurs. L’expérience valait d’être tentée, théâtralement surtout, mais au final, cette mouture initiale mérite pour de bon le placard.
Par Yannick MILLON
|
| | |
07/08/2012 | |
Salzbourg 2012 (2) :
C’est quoi un jeune ?
Nouvelle production de la Bohème de Puccini dans une mise en scène de Damiano Michieletto et sous la direction de Daniele Gatti au festival de Salzbourg 2012.
GroĂźes Festspielhaus, Salzburg
Si la Bohème de Salzbourg avec la diva Netrebko promet d’être plus que rentable, elle se borne à un jeunisme superficiel qui ne fera fuir personne mais n’apporte aucun éclairage dramaturgique significatif, alors que l’ouvrage en aurait besoin. Un spectacle dont on devrait bien vite oublier l’exécution musicale seulement honnête.
Par Thomas COUBRONNE
|
| | |
04/08/2012 | |
Salzbourg 2012 (1) :
Grand Corps Malade
Nouvelle production de la Flûte enchantée de Mozart dans une mise en scène de Jens-Daniel Herzog et sous la direction de Nikolaus Harnoncourt au festival de Salzbourg 2012.
Felsenreitschule, Salzburg
Premier spectacle du mandat d’Alexander Pereira à Salzbourg, la Flûte enchantée selon Jens-Daniel Herzog s’essouffle vite en ne tranchant jamais entre veine comique et arrière-plans grinçants. Un peu chichement chantée pour le lieu, la production est surtout l’occasion du triomphe du Concentus Musicus de Nikolaus Harnoncourt.
Par Yannick MILLON
|
| | |
28/07/2012 | |
Orange 2012 :
Le raffinement de Turandot
Nouvelle production de Turandot de Puccini dans une mise en scène de Charles Roubaud et sous la direction de Michel Plasson aux Chorégies d’Orange 2012.
Théâtre antique, Orange
Plus que les défaillances de Roberto Alagna affrontant son premier Calaf, on retiendra de cette Turandot des Chorégies 2012 l’élégante efficacité de la production exemplaire de Charles Roubaud et le raffinement de la direction musicale de Michel Plasson, ovationné par le public. Sans oublier un plateau quasi irréprochable.
Addendum sur la télédiffusion du 31 juillet
Par Monique BARICHELLA
|
| | |