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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Premières distributions pour la Belle au bois dormant à l'Opéra Bastille, Paris.

La Belle au bois dormant (1) : Inégales réussites
© Laurent Philippe

Beaucoup d'inégalités dans cette reprise de la version Noureev de la Belle au Bois dormant, début d'une longue série qui verra bien d'autres distributions. Pour sa prise de rôle, Laetitia Pujol n'a pas convaincu, contrairement à son excellent partenaire Jean-Guillaume Bart.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 20/11/2004
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Se lancer dans un rĂ´le aussi mythique que celui de la Belle au bois dormant est une grosse responsabilitĂ©. Pour sa première Aurore, Laetitia Pujol a paru trop prĂ©occupĂ©e par l'exĂ©cution des pas pour donner une vraie dimension théâtrale ou magique Ă  son personnage. On sait que cette belle Ă©toile met toujours quelque temps Ă  aller au fond des rĂ´les qu'elle aborde. Ses premières Giselle furent dĂ©cevantes, les suivantes infiniment plus achevĂ©es. Il en sera sans doute de mĂŞme pour la Belle.

    Mais ce que nous avons vu samedi soir était moyen pour une artiste de ce niveau. Pardonnons-lui de ne pas tenir les équilibres de l'Adage à la rose. Presque aucune de ses contemporaines n'y parvient encore, sans qu'on sache trop pourquoi, alors que la génération précédente nous gratifiait toujours de très beaux moments techniques voulus par l'immense crescendo de la musique. Il ne s'agit pas de chercher l'exhibition, mais qui ne se rappelle Noëlla Pontois ou Elisabeth Platel par exemple, sublimes de charme tout en restant plantées sur leur pointe quelques secondes qui paraissaient des heures, ce qui, une fois encore, correspondait absolument au climat émotionnel de la musique.

    Hormis cela, techniquement, Laetitia Pujol ne mérite aucun reproche particulier. Elle fait tout le reste très bien, on voudrait presque dire trop bien, tant, hormis la deuxième variation du premier acte, il lui a manqué cette distance qui donne brio, charme et fait rêver. Mais, bien sûr, c'était une prise de rôle, et l'on sait tous les facteurs qui entrent alors en jeu, du trac au manque d'expérience, car rien ne remplace l'affrontement avec le public pour mûrir un rôle et l'habiter.

    © Laurent Philippe

    En revanche, Jean-Guillaume Bart a confirmé que le rôle du Prince Désiré qui lui valut sa nomination d'étoile en 2000 lui va parfaitement. Elégant, racé, souple, billant, poétique, parfait techniquement même s'il fatigue un peu à la fin du manège de sa variation du pas de deux du mariage, il fait ici valoir ses meilleures qualités.

    Mais la Belle, c'est aussi tout le corps de ballet et de multiples solistes. Et c'est surtout chez ces derniers que de vraies inégalités se sont manifestées. Chez les fées, par exemple, alors que Karin Averty se montrait dans une forme éblouissante, que Myriam Oulm Braham étincelait positivement, que Fanny Fait se tirait plutôt bien de l'épineuse cinquième variation, Laurence Laffont et Emilie Cozette semblaient bien indifférentes et approximatives. Elles peuvent incontestablement se présenter sous un meilleur jour. Même déception avec Nolwen Daniel au dernier acte, Pierre précieuse sans éclat aux côtés d'un Christophe Duquenne pourtant bien présent. Les divertissements sont sauvés surtout par le couple Mélanie Hurel-Benjamin Pech, défendant le délicat pas de deux de l'Oiseau bleu avec une belle conviction et une excellent technique.

    Un corps de ballet pas dans ses meilleurs soirs

    Quant au corps de ballet, il n'était pas non plus dans ses meilleurs soirs, mais il va se remettre avec plus d'engagement dans cette longue série, c'est certain ! A mentionner aussi les deux rôles de caractère de la Fée Lilas et de Carabosse, très bien assurés par Nathalie Riqué et Stéphanie Romberg.

    Reste maintenant à découvrir de nombreuses prises de rôle, avec Marie-Agnès Gillot, Mélanie Hurel et Myriam Oulm Braham pour Aurore, Mathieu Ganio et Christophe Duquenne pour Désiré et à voir aussi Svetlana Zakharova, prestigieuse invitée du Bolchoï. Et sans oublier les couples mythiques comme Aurélie Dupont-Manuel Legris ou Agnès Letestu-José Martinez
    et j'allais oublier Roberto Bolle, invité de la Scala qui sera à deux reprises le partenaire de Marie-Agnès Gillot !




    Opéra Bastille, Paris
    Le 20/11/2004
    GĂ©rard MANNONI

    Premières distributions pour la Belle au bois dormant à l'Opéra Bastille, Paris.
    La Belle au bois dormant
    Ballet de TchaĂŻkovski
    chorégraphie : Rudolph Noureev d'après Marius Petipa
    décors : Ezio Frigerio
    costumes : Franca Squarciapino
    Ă©clairages : Vinicio Cheli
    direction musicale : Paul Connely

    Avec :
    Laetitia Pujol (Aurore), Jean-Guillaume Bart (le Prince Désiré), Nathalie Riqué (La fée des Lilas), Stéphanie Romberg (Carabosse), Ludvic Heiden (Catalabutte), Laurence Laffon, Laure Muret, Géraldine Wiart, Emilie Cozette, Myriam Oulm-Braham, Fanny Fait, Karin Averty (les fées), Nolwen Daniel et Benjamin Pech (l'Oiseau bleu).

     



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