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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Deuxièmes distributions pour la Belle au bois dormant à l'Opéra Bastille, Paris.

La Belle au bois dormant (2) : Jeux de rôles
© Icare

Mathieu Ganio et Mélanie Hurel.

Deux nouvelles prises de rôles dans cette longue et belle série du Ballet de l'Opéra consacrée à la célèbre Belle au bois dormant. La première danseuse Mélanie Hurel et l'étoile Mathieu Ganio abordaient pour la première fois les rôles d'Aurore et de Désiré. Une réussite.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 28/11/2004
Gérard MANNONI
 



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  • Quand on est premier danseur ou première danseuse, on vous considère comme une étoile potentielle et l'on vous juge à la fois avec sévérité et avec l'indulgence réservée aux « espoirs Â». Quand on est étoile, l'enjeu est tout autre. Il s'agit d'assumer au plus haut niveau et les commentaires changent automatiquement de ton. Mélanie Hurel, première danseuse, et Mathieu Ganio, tout jeune danseur étoile vedette en raison de sa nomination éclair en fin de saison dernière, affrontaient donc cette Belle au bois dormant dans des conditions différentes. Ils ont tous deux réussi à franchir victorieusement cette étape, chacun à sa manière.

    Mélanie Hurel avait déçu dans Giselle et séduit dans la Sylphide. Il lui fallait gagner la Belle, en quelque sorte. C'est fait. Avec beaucoup d'assurance technique, à la fois moins et plus à l'aise que Laetitia Pujol dans les équilibres de l'Adage à la rose, mais régulièrement brillante ensuite, elle a dansé avec foi, jeunesse, un bel engagement et beaucoup d'idées d'interprétation. Le visage a gagné en mobilité, tout comme le haut du corps, et elle semblait parfaitement à l'aise dans la chorégraphie compliquée de Noureev comme dans les aspects subtilement théâtraux du personnage. Naturellement, elle achèvera de mûrir tout cela avec la pratique, mais c'est une belle prise de rôle.

    Tout comme celle de Mathieu Ganio. Ce dernier doit prouver chaque soir qu'il mérite bien la nomination d'étoile dont Hugues Gall le gratifia avant de partir et que l'on pouvait juger un peu prématurée, même face à un potentiel aussi évident. Le jeune danseur le sait. Il travaille, et dès sa première entrée, on comprend qu'il aborde désormais la scène en gagnant, en vainqueur. Sa danse a beaucoup acquis en sûreté, en précision, en éclat. Il reste bien sûr encore à Mathieu Ganio à acquérir encore plus d'impact, de rigueur dans certains détails techniques, mais il commence lui aussi à se servir de son visage pour raconter quelque chose et efface de plus en plus souvent ce sourire « joli garçon Â» qu'il gardait trop comme un masque en toute circonstance.

    Avec un physique de rêve, des possibilités immenses en tous domaines, le travail qu'il fournit avec un total sérieux professionnel, il est vraiment de la graine des plus grandes étoiles. Le succès était d'ailleurs au rendez-vous. Tout comme pour Emmanuel Thibault, Oiseau bleu idéal de légèreté, de vivacité et de poésie.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 28/11/2004
    Gérard MANNONI

    Deuxièmes distributions pour la Belle au bois dormant à l'Opéra Bastille, Paris.
    La Belle au bois dormant
    Ballet de Tchaïkovski
    chorégraphie : Rudolph Noureev d'après Marius Petipa
    décors : Ezio Frigerio
    costumes : Franca Squarciapino
    éclairages : Vinicio Cheli
    direction musicale : Paul Connely

     


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