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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 juillet 2014

Les Familiers du labyrinthe, de Michèle Noiret, Ich Bin
, de Susanne Linke, et Les Sept Péchés capitaux, de Laurent Pelly et Laura Scozzi au Palais Garnier, Paris.


Wilfried Romoli, danseur étoile
© Icare

Wilfried Romoli, dans Ich bin... de Susanne Linke.

Ce programme Linke / Noiret / Scozzi, composé au deux tiers de créations aura été l'occasion pour Gérard Mortier de nommer sa première étoile, sur proposition de Brigitte Lefèvre. En l'occurrence, c'est Wilfried Romoli qui voit enfin reconnu au plus haut niveau son inlassable investissement dans cette compagnie.
 

Palais Garnier, Paris
Le 03/02/2005
Gérard MANNONI
 



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  • C'est très certainement une première dans l'histoire au moins récente de la compagnie. Wilfried Romoli vient d'être nommé danseur étoile à quarante-deux ans. Après celle de Mathieu Ganio à dix-neuf ans, cette nomination repousse à l'extrême les frontières d'accession à cette distinction suprême, moteur principal de la plupart des membres du Ballet de l'Opéra. On dirait volontiers : justice est faite ! Car depuis fort longtemps, Wilfried Romoli mérite ce titre.

    Il a dansé au plus haut niveau la plus grande partie du répertoire classique et contemporain de cette maison, avec toujours un immense investissement artistique, un professionnalisme irréprochable, et des qualités d'interprète exceptionnelles. Certes, le titre d'étoile l'aurait aidé dans sa carrière internationale s'il lui avait été attribué en temps voulu. Mais ces retards ont toujours été l'un des mystères de la gestion de ce ballet. Et ils continuent, d'ailleurs, à exister, comme si l'on se refusait à admettre les erreurs passées.

    La salle, debout, a acclamé la nouvelle étoile, puisque Gérard Mortier a renoué avec raison et avec la sympathique tradition des nominations devant le public. C'est dire l'estime dans laquelle on tient ce magnifique danseur. Il a aussi, certainement, tenu à marquer la personnalité de sa politique artistique en faisant cette nomination sur une création. Le signal a été perçu par tous. Reste maintenant à espérer que d'autres nominations tout aussi méritées ne vont pas rester dans les tiroirs éternellement, même s'il est positif pour tous de se dire que la malédiction des « trente ans au-delà desquels on ne peut plus devenir étoile » semble définitivement brisée. Mais ce ne doit pas être une raison, ni encore moins un prétexte pour laisser mariner les autres !

    Les Familiers du Labyrinthe

    C'est par Les Familiers du Labyrinthe, création de Michèle Noiret, qu'avait débuté la soirée. L'univers de cette chorégraphe belge est sombre, très personnel, fondé en grande partie sur l'improvisation. Les images qu'elle propose sont bien structurées, marquantes, très fortement servie par la remarquable scénographie et les costumes d'Alain Lagarde et la musique très scénique de Todor Todoroff. On ne criera pas au chef d'oeuvre, mais c'est une belle pièce, solide, intéressante. Aux côtés de Nolwen Daniel, Benjamin Pech a comme toujours remporté tous les suffrages dans cette difficile création. Véritable artiste et parfait technicien, il est plus que jamais l'un des fleurons de cette compagnie. Excellent, aussi, Jean-Christophe Guerri, interprète accompli dans tous les répertoires.

    Ich bin


    Ich bin
    , de Suzanne Linke, est une importante acquisition pour le Ballet de l'Opéra. Face à la puissance expressive de Wilfried Romoli, Mélanie Hurel y a montré avec succès un côté nouveau de sa personnalité. Elle doit continuer dans cette voie qui ne peut qu'apporter davantage de vie et de profondeur à ses interprétations classiques. A partir d'un solo inspiré par Mary Wigman, professeur de Linke, la pièce déploie de belles structures collectives, bien significatives du travail de la grande chorégraphe allemande, même si elles évoquent aussi l'univers de Lucinda Childs ou celui du Robbins de Glass Pieces par exemple.

    Les décors de Thomas Richter-Forgarch et les images vidéo sont exceptionnels, par leur sobriété et leur rigueur et la manière dont ils habitent la scène et accompagnent la chorégraphie sans jamais lui voler la vedette. Excellente musique de Tomasz Sikorski interprétée au piano par Frédéreic Lagnau.

    Les Sept Péchés capitaux

    Et puis, la soirée s'achevait par la reprise des Sept Péchés capitaux de Brecht et Weill dans l'hilarante mise en scène de Laurent Pelly et la désopilante chorégraphie de Laura Scozzi. Face à Ursula Hesse dans le rôle d'Anna I, Ian Caley, Andreas Jäggi, Nigel Schmidt et Nicolas Cavallier étaient l'irrésistible « famille » vocale, Cyril Fleury, Francesco Vantaggio, Aurélien Houette et Richard Wilk leurs doubles dansants.

    Elisabeth Maurin a renouvelé son extraordinaire numéro déjanté en Anna II, rôle lui-même dédoublé par Caroline Bance. Au pupitre, brillante impression produite par le jeune chef britannique Edward Gardner que l'on retrouvera la saison prochaine pour l'Elixir d'amour de Donizetti.




    Palais Garnier, Paris
    Le 03/02/2005
    Gérard MANNONI

    Les Familiers du labyrinthe, de Michèle Noiret, Ich Bin , de Susanne Linke, et Les Sept Péchés capitaux, de Laurent Pelly et Laura Scozzi au Palais Garnier, Paris.
    Les Familiers du labyrinthe
    chorégraphie : Michèle Noiret

    Ich Bin

    chorégraphie : Susanne Linke

    Les Sept Péchés capitaux
    mise en scène : Laurent Pelly
    chorégraphie : Laura Scozzi

    Ballet de l'Opéra national de Paris

     


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