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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Premier et deuxième programme Nacho Duato au Théâtre du Châtelet, Paris.

Nacho Duato (1) :
rigueur et musicalité

© Woo Jung Duk

Multiplicité

Après son triomphe au Châtelet en mars 2003, le premier dans la capitale, le chorégraphe espagnol Nacho Duato est de retour avec sa compagnie, pour pas moins de trois programmes. Le succès est de nouveau au rendez-vous. Un succès pleinement mérité pour les deux premiers programmes.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 15/03/2005
Gérard MANNONI
 



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  • De son maître Jiri Kylian, Nacho Duato a hérité de belles qualités, toujours apparentes, même si sa propre personnalité est bien définie aussi. La musicalité, d'abord, dans le choix des oeuvres et dans leur traitement chorégraphique. La rigueur de la forme et l'énergie constante, ensuite, avec un art achevé pour dessiner les mouvements des corps dans des lumières très travaillées. Ce qui appartient plus à Duato, c'est une sensualité à l'espagnole, à la fois omniprésente et distanciée, et une vivacité permanente qui lance les corps et les membres dans mille directions à la fois, avec une souplesse presque caoutchouteuse ou une force athlétique semblant modifier la morphologie des danseurs.

    Premier programme

    Multiplicité, Formes de silence et de vide, au premier programme, sont un hommage à la musique de Bach, avec un art splendide des structures, beaucoup d'humour par instants, et une alternance parfaitement ordonnée de méditation et d'agitation. Les danseurs, comme dans chaque ballet, sont étonnants de diversité, de virtuosité, de théâtralité.

    Deuxième programme

    Arcangelo est au service de la musique de Corelli et de Scarlatti et l'on y retrouve les lignes épurées, la gestuelles raffinée de Multiplicité, dans un climat très proche de certaines pièces de Kylian. Sur des musiques espagnoles des XVe et XVIe siècles, d'une beauté prenante, Por vos muero fait aussi appel à la poésie de Garcilaso de la Vega, exemple à suivre de l'utilisation du texte dans un spectacle de danse car la parole n'est ni trop discrète, ni envahissante, dosée de manière idéale.

    White Darkness / © D.R.

    Les images sont fortes, les costumes efficaces, c'est une sorte de chef-d'oeuvre. D'inspiration plus contemporaine, sur une musique de Karl Jenkins, White Darkness évoque le problème de la drogue en une suite d'images sombres où les éclairages jouent encore un rôle primordial dans la simplicité du décor. Sans mélodrame, sans sombrer dans le directement figuratif ni dans l'anecdotique, le ballet parvient par la magie du seul mouvement à nous communiquer les angoisses et les combats de cette chute vers l'obscurité, fléau de notre époque. Ce n'est pas non plus un ballet didactique ni moralisateur, mais un ensemble d'émotions, de réactions, plus ou moins violentes, plus ou moins émotionnelles. La sobriété prévaut, ce qui est le meilleur choix avec un tel sujet.

    Après ces deux superbes soirées, on attend naturellement avec impatience le troisième programme.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 15/03/2005
    Gérard MANNONI

    Premier et deuxième programme Nacho Duato au Théâtre du Châtelet, Paris.
    Programme 1 (10/03) :
    Multiplicité
    Formes de silence et de vide

    Programme 2 (15/03) :
    Por vos muero
    Arcangelo
    White Darkness

    Chorégraphies de Nacho Duato
    Avec les danseurs de la Compania Nacional de Danza

     


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