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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Poussière de soleils, de Josef Nadj au Théâtre de la Ville, Paris.

L'étrange Monsieur Nadj
© Tristan Vales

Toujours aussi personnel, le langage scénique de Josef Nadj est cette fois au service d'une oeuvre littéraire à peu près inconnue, en se consacrant à Raymond Roussel au travers d'un spectacle intitulé Poussière de soleils au Théâtre de la Ville de Paris. Une double découverte.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 19/04/2005
Gérard MANNONI
 



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  • Ecrivain, fils de riche qui mourut ruiné et d'une overdose à Palerme, voyageur épris de grand luxe et de fantaisie, mal connu et mal aimé, proche des surréalistes, Raymond Roussel a sans doute gâché par pur caprice d‘enfant trop gâté des vraies possibilités créatrices. Mort en 1933, il aurait pu appartenir à la brillante génération charnière des XIXe et XXe siècles, mais a finalement sombré dans l'oubli total, ou peut s'en faut.

    Josef Nadj a choisi de s'approprier cet univers littéraire et de le traduire avec ses propres images, avec sa propre fantaisie. Inutile de chercher une suite chronologique d'événements dans cette série de tableaux dont certains frappent par leur originalité ou leur beauté, où d'autres laissent plus indifférents, voire paraissent carrément trop longs.

    Les femmes ont cette fois autant de place que les hommes, ce qui n'est pas courant dans les récentes pièces de Nadj et l'on retrouve naturellement cet art de créer l'absurde, le dérisoire, comme dans un monde où rien ne marche de manière vraiment normale. Les revolvers ne tuent pas, les personnages avancent en se désarticulant ou font des tentatives stupides pour dormir sur un matelas posé sur un appui de fenêtre.

    Tout cela est habituel chez Nadj, mais ici, le propos semble moins serré que d'habitude, moins lisible, moins directement efficace scéniquement, d'autant que l'on ignore le texte qui inspire ces images. Il y a bien sûr une grande maîtrise du corps et du geste, mais, plus élargi, plus coloré, le monde de Nadj abandonne aussi une partie de son charme sombre. Il faut bien se renouveler, c'est vrai, mais c'est toujours au risque de perdre un peu de son âme.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 19/04/2005
    Gérard MANNONI

    Poussière de soleils, de Josef Nadj au Théâtre de la Ville, Paris.
    Poussière de soleils
    Pièce de Josef Nadj, en hommage à Raymond Roussel
    Centre chorégraphique national d'Orléans au Théâtre de la Ville

     


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