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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Don Quichotte par le San Francisco Ballet en clôture des Etés de la Danse 2005 aux Hôtels de Rohan-Soubise, Paris.

Etés de la Danse 2005 (3) :
Don Quichotte, pari gagné pour les étés de la danse

© Jacques Moati

Gonzalo Garcia et Tina Leblanc.

Troisième et ultime aspect du travail du San Francisco Ballet, ce Don Quichotte bien enlevé devant des gradins combles en plein Marais parisien sous des cieux tout à fait cléments, confirme la qualité de cette compagnie et justifie pleinement l'idée de ce nouveau festival.
 

HĂ´tels de Rohan-Soubise, Paris
Le 21/07/2005
GĂ©rard MANNONI
 



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  • A condition que le beau temps soit au rendez-vous comme il le fut cette annĂ©e pour la quasi totalitĂ© des soirĂ©es prĂ©vues, ces EtĂ©s de la danse parisiens ont prouvĂ© leur efficacitĂ©. Le public est venu en nombre et n'a pas mĂ©nagĂ© ses applaudissements Ă  des danseurs qui, Ă  l'Ă©vidence, nous ont offert avec enthousiasme le meilleur d'eux-mĂŞmes. Le but annoncĂ© de la manifestation est de prĂ©senter chaque annĂ©e une compagnie sous trois aspects de son travail. Pour cette inauguration de la formule, le rĂ©sultat est concluant. Après les crĂ©ations du premier programme, les grandes rĂ©fĂ©rences nĂ©o-classiques de Balanchine et de Tomasson du second, Don Quichotte nous ramène dans un univers plus directement classique, avec autant d‘énergie que de plaisir.

    Certes, toute comparaison minutieuse avec la grande version Noureev au répertoire de l'Opéra national de Paris serait absurde. Les ambitions, ni les moyens, ne sont les mêmes. Noureev adapta Petipa aux exceptionnelles possibilités des danseurs de la génération dorée de l'Opéra de Paris, commençant avec les Pontois, Bart et autres virtuoses, pour continuer avec les Guérin, Loudières, Pietragalla, Hilaire, Legris, Dupond et autres phénomènes extraterrestres de même nature. Il pouvait s'en donner à coeur joie et multiplier les variations et les pas de deux acrobatiques. Ici, on va à l'essentiel, avec d'excellents danseurs, mais à qui on ne saurait demander autant. Même si Tine Le Blanc se révèle une magnifique Kitri à tous égards : technique d'acier, rapidité, humour, style, il ne lui manque rien et elle peut rivaliser avec les plus illustres interprètes du rôle.

    Une version de Don Quichotte concise et claire

    Helgi Tomason et Yuri Possokhov racontent bien l'histoire, de manière plus concise que Noureev. Point de prologue, moins de mimodrame, moins d'un peu tout, mais ce que l'on perd en abondance, on le gagne en clarté et on ne s'en trouve pas plus mal. Les ensembles sont réglés avec précision. Le rôle d'Espada est développé et fort élégamment tenu par le bel espagnol Moises Martin dont la partenaire Sarah Van Patten obtient un beau succès dans des espagnolades qui prennent aussi plus de place, presque trop, et plaisent infiniment au public. Tout comme la fougue d'une Reine des Gitans, absente chez Noureev et dotée ici de belles envolées de ces jupes si à la mode cet été !

    En un mot, le seul reproche que l'on peut faire à cette chorégraphie est de mêler un peut trop les styles et de s'égarer souvent en exploits techniques gratuits et peu rigoureux et en couleur locale excessive. Mais ne finassons pas trop ! L'ensemble est coloré, dynamique, bien tenu en main, joyeux, enthousiaste, ce qui fait beaucoup de qualités.

    Un Basilio latin lover manquant de rigueur

    Reste à parler de Gonzalo Garcia qui danse Basilio. Comme on voudrait que ce si beau garçon au physique de latin lover hollywoodien travaille un peu son style et utilise ses facilités avec plus de rigueur. Il tourne, saute et bat comme un diable, mais serait un Basilio de rêve si tout cela était plus coordonné et homogène. On aime son éclat, sa générosité et, encore une fois, des possibilités qui impressionnent, mais on aimerait voir tout cela mieux canalisé et utilisé avec plus de rigueur et d'exactitude stylistique.

    Comme la Reine des Dryades de Muriel Maffre par exemple, ou même le Cupidon de Clara Bianco, sans parler, naturellement de la Kitri de Tine Le Blanc, dont justement la perfection fait ressortir le côté un peu tout fou mais aussi, c'est vrai, charmant, de son partenaire.

    Une belle soirée, au demeurant, et un franc succès pour une compagnie solide, au beau travail de fond et aux multiples étoiles dotées de vraies personnalités. On attend juillet prochain et la seconde édition du festival avec joie.




    HĂ´tels de Rohan-Soubise, Paris
    Le 21/07/2005
    GĂ©rard MANNONI

    Don Quichotte par le San Francisco Ballet en clôture des Etés de la Danse 2005 aux Hôtels de Rohan-Soubise, Paris.
    Don Quichotte
    Ballet d'Alexandre Gosrky et Marius Petipa
    Version mise en scène et montée par Helgi Tomasson et Yuri Possokhov
    Costumes et décors de Jens Jacob Worsase

    Etoiles, solistes et danseurs du San Francisco Ballet

     


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