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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour, de Christian Rizzo au Théâtre de la Ville, Paris.

Rizzo artiste, mais lequel ?
© Marc Domage

Coqueluche de la danse conceptuelle, Christian Rizzo présente au Théâtre de la Ville sa dernière création au titre fleuve : Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour. Spectacle inclassable mais très construit, qui s'étire pendant une heure et demie dans un vacarme aussi étouffant que la température extérieure.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 28/06/2005
Vincent LE BARON
 



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  • Ces dernières années, Christian Rizzo fait partie des noms qui comptent et qu'il fait bon citer dans les foyers où l'on cause. Humilité sincère ou feinte, l'artiste se refuse à revendiquer le statut de chorégraphe. Aussi, pour cette dernière création au nom plus que fleuve au Théâtre de la Ville, on parle de « proposition Â» de Rizzo, qui se trouve également responsable de la scénographie, des costumes et objets. De même, vaine serait la quête des spectateurs de danseurs ou à défaut d'interprètes, les neuf protagonistes étant listés sous le vocable « action / construction Â». Bref, mieux vaut faire son deuil rapidement d'un spectacle de danse, à moins de préférer, passées les trente premières minutes, s'éclipser plus ou moins discrètement.

    La performance débute sur un podium surélevé et délimité d'ampoules qui clignotent et rappellent l'éclat éphémère des feux de la rampe. L'éclairage stroboscopique fait partie de l'univers des spectacles de Rizzo par l'entremise de Caty Olive, complice pour les lumières. Anti-stars, les acteurs-constructeurs ânonnent quelques références littéraires ou théâtrales, se déshabillent et se rhabillent, le tout avec une lenteur et une science réfléchies. La musique de percussions, à l'aide d'une sono, se veut étouffante. Progression lente et bruyante, elle apparaîtra soit captivante soit au contraire intolérable.

    © Marc Domage

    Comme un jeu de construction ou en l'occurrence de déconstruction, les neuf artistes sur scène démontent l'estrade et agencent l'espace en mettant en scène trappes et gradins. Ils installent alors une signalétique surréaliste qui rappelle les cités radieuses ou les décors de Jacques Tati. Le talent de plasticien de Christian Rizzo s'avère évident. Le choix des objets incongrus, de leur mise en mouvement et de leur appropriation par les presque danseurs suscite l'admiration
    ou l'exaspération. Les acteurs se déguisent ensuite en écolières en perruque, un clown au masque de serial killer apparaît comme un pied de nez au spectateur. La performance s'achève ensuite dans une lumière macabre.

    Evidemment, l'accueil au final est passionné, applaudissements bruyants ou sifflets libératoires. Le spectacle mériterait peut-être une mise en garde pour un public avide de chorégraphies et une réflexion sur l'adéquation de cette vaste scène au propos.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 28/06/2005
    Vincent LE BARON

    Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement, car ils eurent le temps de regarder tout autour, de Christian Rizzo au Théâtre de la Ville, Paris.
    Soit le puits était profond, soit ils tombaient très lentement,
    car ils eurent le temps de regarder tout autour

    Proposition de Christian Rizzo

     


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