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L'ACTUALITE DE LA DANSE 04 juin 2020

Desh, de Anne Teresa De Keersmaeker au Théâtre de la Ville, Paris.

Abécédaire De Keersmaeker
© Herman Sorgelos

Deuxième programme de cette saison pour Anne Teresa De Keersmaeker au Théâtre de la Ville, complémentaire du précédent et plus intimiste. La chorégraphe belge y danse en personne et s'entoure de deux de ses interprètes associés à la chorégraphie, pour une création fortement influencée par l'Inde.
 

Le 15/06/2005
Vincent LE BARON
 



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  • Comme Pina Bausch fait depuis quelques années étape à l'étranger ou comme certains grands magasins parisiens au printemps s'entichent d'une destination pour doper leurs ventes, Anne Teresa De Keersmaeker s'intéresse cette saison à l'Inde. Plus exactement, la créatrice, obsédée par le mouvement, pénètre très profondément la musique indienne, ses mélodies, ses rythmes. Elle développe son langage chorégraphique en conséquence et met bout à bout ses phrases qui font corps avec le chant masculin pour cette série de ragas.

    Comme pour son solo Once sur la musique de Joan Baez, la chorégraphe belge reprend du service en tant que danseuse. Humble interprète de son discours, elle étonne encore par la précision et la justesse de sa gestuelle. Dans le premier duo, Raga Desh, avec Marion Ballester, le regard est de manière irrépressible attiré vers Keermaeker qui outre son statut de guru semble plus spontanée et plus inspirée. Sans préséance ni ménagement, elle entame immédiatement après un solo qui débute comme l'ensemble des pièces de cette soirée par une introduction sans musique. Sur demi-pointes, la silhouette d'une finesse et d'une légèreté remarquables, la danseuse paraît s'élever. Ceci n'est pas sans rappeler les préceptes de la religion bouddhiste : lévitation, karma et peut-être nirvana.

    Au son des rythmes plus accentués de Tavil Tani, la formation devient trio avec l'apparition de Salva Sanchis. Le danseur espagnol, très élancé, se pose et se meut en harmonie avec ses prédécesseurs. Comme dans le premier programme, les danseurs soufflent quelque message ou intention au public, à la manière et certainement en hommage à Isadora Duncan dont les performances éthérées et avant-gardistes marquent encore les esprits presque cent ans après.

    Salva Sanchis se voit ensuite invité à créer et interpréter un solo sur une musique de John Coltrane, incursion du jazz sans heurt dans ce long souffle indien. Souplesse, fluidité et continuité du mouvement témoignent de sa filiation à Anne Teresa De Keersmaeker qui fait école depuis quelques années en son institution à Bruxelles ainsi qu'en épaulant les début de ses danseurs comme Thomas Hauert ou Brice Leroux vus cette année au Théâtre de la Ville.




    Le 15/06/2005
    Vincent LE BARON

    Desh, de Anne Teresa De Keersmaeker au Théâtre de la Ville, Paris.
    Desh
    Chorégraphie de Anne Teresa De Keermaeker et Salva Sanchis

     


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