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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Just for Show, de Lloyd Newson au Théâtre de la Ville, Paris.

Revue d'idées

Evénement du Festival d'Automne à Paris et temps fort de la programmation de cette saison au Théâtre de la Ville, la dernière création de Lloyd Newson pour son DV8 Physical Theater répond à l'engouement qu'il suscite. Humour, invention et émotion dominent ce nouvel opus.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 20/10/2005
Vincent LE BARON
 



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  • Contre les vents dominants du conceptualisme ou du misérabilisme, DV8 Physical Theater se pose en trublion du paysage contemporain. Son fondateur, Lloyd Newson, australien et psychologue de formation, oeuvre depuis vingt ans avec conviction et sincérité. Robin des Bois des chorégraphes, il s'intéresse à des faits de société, militant notamment pour le droit à la différence, l'homosexualité ou la lutte contre le sida. Sa précédente pièce, the Cost of Living, présentée au Théâtre de la Ville au cours de la saison 2003-2004 laisse encore ainsi un souvenir intense.

    Avec Just for Show, DV8 dénonce avec une franche joyeuseté l'omnipotence de l'apparence dans nos sociétés occidentales. L'ensemble se déroule comme une revue de numéros plus ou moins longs, plus ou moins percutants d'ailleurs, le tout mené tambour battant par l'élancée et désopilante Tanja Liedtke. Plastique de mannequin venu de l'Est, elle joue la Madame Loyal de la soirée en talons aiguilles. Aussi drôle que séduisante, elle réalise douloureusement à la fin de la pièce qu'elle n'est qu'une créature de rêve clonable et par conséquent facilement interchangeable.

    Autre danseur et personnage remarquable, Paul White, présenté et reçu comme un numéro majeur de cet éloge du paraître. Danseur talentueux, il balance sa musculature mise en lumière et en relief, à la façon d'un chippendale de l'ouest américain. Lorsqu'il se lance dans un manège, le danseur fait plus que de sauver les apparences.

    Certains danseurs ou artistes demeurent sciemment à l'écart de la scène. Trop gros, manque de glamour ou de facilités immédiatement appréciables, Newson dénonce de cette façon, avec justesse, la sélection drastique opérée par le monde du spectacle, un tri de la responsabilité des chorégraphes comme du public.

    Ce public, il rit, il sourit ou se lasse de se sentir ainsi croqué dans la splendeur de son narcissisme et de sa soif de l'ostentation. La recherche du right guy parmi l'assemblée d'abonnés ressemble à l'un de ces programmes de télé réalité qui « animent Â» nos soirées de téléspectateur. Le spectacle traîne un peu dans ses dernières minutes et aurait pu s'achever sur cette scène comique, plus que sur ces effets lumineux très esthétiques mais un peu hors du propos. Léger regret qui n'entame pas le plaisir de consommer sans limite cette pièce.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 20/10/2005
    Vincent LE BARON

    Just for Show, de Lloyd Newson au Théâtre de la Ville, Paris.
    Just for Show
    DV8 Physical Theatre
    chorégraphie : Lloyd Newson

     


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