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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Empty Moves (part 1) et Noces d'Angelin Preljocaj au Théâtre de la Ville, Paris.

Preljocaj appliqué et déterminé
© Laurent Philippe

Seconde apparition au programme de la saison 2005-2006 du Théâtre de la Ville pour Angelin Preljocaj et son Ballet. Après sa création Les 4 Saisons
, le chorégraphe français reprend Noces, présentée deux fois à Paris, et Empty moves, une oeuvre intéressante, aussi bien construite qu'aride.

 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 04/04/2006
Vincent LE BARON
 



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  • Angelin Preljocaj figure depuis plus de vingt ans parmi les cinq chorégraphes français les plus installés, inscrit au répertoire de prestigieuses compagnies nationales, à commencer par le Ballet de l'Opéra National de Paris. Au-delà, il a su créer et faire prospérer sa propre compagnie, à taille humaine, avec laquelle il parcourt sa région, la France et le monde entier avec un succès constant. Sa présence à deux reprises cette saison au Théâtre de la Ville témoigne de sa fidélité à cette Mecque de la danse française née dans les années 1980 et dont il est l'un des fers de lance, ainsi que de la confiance réitérée de la direction du théâtre, justement fière d'avoir vu naître et grandir de tels artistes.

    Empty moves (part 1) écarte toute tentation de spectaculaire, essentiellement par le choix de la musique. L'enregistrement milanais d'un poème lu par John Cage en 1977 fait office de partition, avec pour seul orchestre les protestations du public italien de l'époque manifestement allergique à ce happening. Cette bande incite le spectateur à se concentrer sur le phrasé au contraire très musical et classique de la chorégraphie. Pas de quatre ou pas de deux parallèles, d'une grande demi-heure, la pièce se présente comme des études ou des ballades muettes.

    Les danseurs, sans fard et sans lumières flatteuses, étonnent par l'acuité de leur mouvement, leur synchronie et, l'une des signatures de l'oeuvre de Preljocaj, leur célérité. La pièce, difficile au premier abord, se développe dans un seul élan et paraît très courte. L'agitation du public milanais, immortalisée sur la bande, contraste avec le calme et d'une certaine façon la docilité d'une assemblée contemporaine d'abonnés habitués à des performances hautement plus improbables.

    ©

    La réussite de cette soirée repose en partie sur la programmation de Noces qui contraste opportunément avec Empty moves. Musicalement, le chef-d'oeuvre extrêmement audacieux de Stravinski assure un matériau fascinant. L'enregistrement des Percussions de Strasbourg et du Choeur contemporain d'Aix-en-Provence en offre une interprétation convaincante. Angelin Preljocaj a indubitablement étudié et assimilé la chorégraphie et surtout l'argument du ballet original chorégraphié par Bronislava Nijinska en 1923.

    Création d'une Russe exilée en occident, elle inspire évidemment le chorégraphe français qui rappelle souvent ses origines albanaises. L'atmosphère assez sombre et brumeuse rappelle l'Europe de l'est et les premiers films d'Emir Kusturica, contemporains de la pièce qui conserve, depuis 1989, une force inhabituelle. Les douze danseurs de la compagnie frappent par leur hétérogénéité et leur communion dans cette oeuvre qui les fédère. Avec pour thème le poids du mariage et de la cérémonie qui l'entoure, la pièce fait presque figure de rite, non sans une certaine violence.

    L'accueil fait à Noces dépasse assez facilement celui de la première pièce, mais l'ensemble du programme garantit une soirée enthousiasmante.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 04/04/2006
    Vincent LE BARON

    Empty Moves (part 1) et Noces d'Angelin Preljocaj au Théâtre de la Ville, Paris.
    Empty moves (part 1)
    Noces
    chorégraphies : Angelin Preljocaj

     


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