altamusica
 
       aide













 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Quinzième anniversaire du festival Suresnes Cités Danse au Théâtre Jean Vilar, Suresnes.

Anniversaire triomphal à Suresnes

Réussite absolue confirmée pour ce quinzième anniversaire du festival chorégraphique Suresnes Cités Danse. Découvertes et souvenirs attestent du succès des métissages et de l'intérêt toujours croissant des danseurs, des créateurs et du public. Triomphe sur toute la ligne et mission accomplie.
 

Théâtre Jean Vilar, Suresnes
Le 13/01/2007
Gérard MANNONI
 



Les 3 dernières critiques de danse

  • Le ravissement de Raymonda

  • Lamé, le corps

  • Solde de tout conte

    [ Tout sur la danse ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Sans aucun triomphalisme mais avec éclat, Olivier Meyer, directeur du Théâtre Jean Vilar de Suresnes et fondateur du festival Suresnes Cités Danse qui a contribué au premier chef à faire connaître et à développer le hip-hop, célèbre ces quinze ans de paris sans cesse renouvelés et quasiment toujours gagnés. Ce premier programme en témoigne, qui fait succéder à trois créations dans la petite salle un brillant et concis programme dans la grande salle où se mêlent créations et reprises majeures.

    Le métissage a été dès l'origine une dynamique de ce festival pas comme les autres. Aucune raison de changer. On attaque donc par une création confiée à Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile de l'Opéra national de Paris qui brille aussi bien dans Balanchine ou Béjart que dans Mats Ek, Preljocaj ou Pina Bausch.

    S'inspirant de Rodin, elle nous propose avec Les rares différences un parcours très personnel, évolutif, partant du hip-hop pur et dur pour évoluer vers des formes plus adoucies, plus apaisées. De très belles images, une gestuelle raffinée, et des danseurs magnifiques, Brieux Carpentier, Julie Guibert et Marc Mandravaheloka. Des critiques ? Sans doute. Il n'est pas sûr, par exemple que diviser cette pièce de trente minutes en une suite de séquences isolées soit une bonne idée. L'évolution du propos aurait sans doute été plus marquante d'une traite. Et puis, reproche adressé aussi à la pièce suivante, pourquoi, dans une petite salle, une sonorisation aussi tonitruante, insupportable qui anesthésie la sensibilité et abrutit.

    Une absurde manie à la mode dont a aussi pâti Arrabal de la sud-américaine Mey-Ling Bisogno. Beaucoup de bons sentiments, pas mal de naïveté et un propos général nettement destiné aux auditeurs de Sky Rock. Pourquoi pas ? Mais on peut aussi attendre plus d'imagination, voire d'extrapolation de la part d'un créateur qui a en principe pour vocation de transcender la réalité d'une manière ou d'une autre. Une pièce chorégraphiée ne gagne rien à trop flirter avec la télé-réalité.

    Lionel Hoche, lui, avec Friktion, se situe à l'opposé, avec son univers toujours joliment délirant, plein de créatures étranges en perpétuelle métamorphose, débordant de couleur, d'humour, de vie. Il a, bien sûr, une vraie maîtrise de son art, et cela saute plus que jamais aux yeux dans un contexte comme celui-ci. Les genres se frôlent, s'affrontent, se marient, se fuient, bref n'arrêtent pas de bouger et c'est un plaisir pour tous !

    Hommage aux grands noms du festival

    Le soir, dans la grande salle, hommage à quelques grands noms qui ont marqué le festival avec de superbes extraits de Macadam macadam de Bianc Li, pièce culte entre toutes, des extraits refondus de Pourquoi pas de Kader Attou, une superbe version courte de Passage d'Abou Lagraa. Avec Four Men, Régis Obadia crée une pièce d'une rigueur et d'une liberté extraordinaires, alliant, comme si cela allait de soi, culture hip-hop et musique de Bach, énergie viscérale de la danse de rue et alignements dignes du Lac des cygnes. Une vraie gageure et une réussite impressionnante, émouvante.

    Et puis, comme c' est la fête, avant que l'on retrouve les danseurs aussi dingues qu'irrésistibles de José Montalvo et Dominique Hervieu dans les Estafettes au galop – tout un programme ! – on a droit à un petit moment de bonheur total avec Quelque part par-là de Laura Scozzi, qui nous entraîne avec ses adorables animaux et insectes dans le monde des contes, du rêve, de la poésie et de l'humour. Deux heures de spectacle totalement jubilatoires et fort justement triomphales !




    Théâtre Jean Vilar, Suresnes
    Le 13/01/2007
    Gérard MANNONI

    Quinzième anniversaire du festival Suresnes Cités Danse au Théâtre Jean Vilar, Suresnes.
    Suresnes Cités Danse
    Quinzième anniversaire

    Pièces de Marie-Agnès Gillot, Mey-Ling Bisogno, Lionel Hoche, Blanca Li, Kader Attou, Abou Lagraa, Régis Obadia, Laura Scozzi, Montalvo-Hervieu

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com