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L'ACTUALITE DE LA DANSE 03 juin 2020

Matri(k)is d'Abou Lagraa au Théâtre national de Chaillot, Paris.

Retour aux origines
© Eric Boudet

Toujours inventif et personnel, Abou Lagraa propose cette fois Matri(k)is, une pièce en deux parties qui ne fait aucune concession aux différents trucs chorégraphiques actuellement à la mode dans la création contemporaine. Un travail courageux et attachant en forme de retour aux sources après le succès de son passage à l'Opéra de Paris.
 

Théâtre national de Chaillot, Paris
Le 03/02/2007
Gérard MANNONI
 



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  • Refusant toute étiquette, aussi bien celle de contemporain que de hip-hoppeur ou de classique, et bien qu'il flirte avec toutes ces formes d'expression, Abou Lagraa continue son cheminement personnel avec une très appréciable sincérité. Son succès récent avec le Ballet de l'Opéra national de Paris ne lui a pas tourné la tête. On le voit en effet revenir ici à un langage qui cherche avant tout à coller au propos, en l'occurrence une réflexion sur nos origines à travers les divers aspects de la femme, celle qui nous engendre autant que celle qui séduit.

    La première partie de ce diptyque est un superbe duo entre deux hommes de couleur, d'une superbe plastique et surtout d'une énergie exceptionnelle. L'allusion à l'univers aquatique de nos mois de formation dans le ventre de la mère est évidente. C'est sobre, explicite, rapide, dans une très subtile occupation de l'espace au coeur ou aux limites d'un quadrilatère de lumière. Les deux interprètes, Charles Joel Essombe et Oliver Tida Tida sont magnifiques d'investissement, de précision et toujours expressifs.

    La deuxième partie est un octuor pour huit femmes, traité dans un langage fluide, élégant, alternant force et grâce, avec des affrontements, des complicités, un soin extrême des structures, de leur développement. La gestuelle est toujours fluide, avec un important travail des bras et du buste, la gestion de l'espace toujours maîtrisée. Rien de tapageur ni d'artificiellement provocateur, mais de la danse efficace qui prouve s'il en était besoin que le corps peut tout exprimer sans recours à la parole, quand on sait l'utiliser.




    Théâtre national de Chaillot, Paris
    Le 03/02/2007
    Gérard MANNONI

    Matri(k)is d'Abou Lagraa au Théâtre national de Chaillot, Paris.
    Matri(k)is, diptyque pour dix danseurs
    chorégraphie et scénographie : Abou Lagraa

     


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