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L'ACTUALITE DE LA DANSE 13 aoűt 2020

Série de représentations de Cendrillon de Noureev à l'Opéra de Paris.

D'une Cendrillon Ă  l'autre
© Laurent Philippe

Aurélie Dupont (Cendrillon) et Manuel Legris (l'acteur-vedette).

La longue série de Cendrillon de Noureev donnée au Palais Garnier parallèlement à l'Allegro il penseroso ed il moderato de Robyn Orlin s'est achevée. En l'espace d'un mois, elle a permis de constater la bonne tenue de la compagnie au moment où celle-ci va partir pour la première tournée en Australie de son histoire. Tour d'horizon.
 

Palais Garnier, Paris
Le 10/05/2007
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Bien difficile Ă  mettre en place, cette grille de Cendrillon ! Un certain nombre de blessures chez les solistes ont obligĂ© la direction de la danse Ă  des remaniements de dernière minute, notamment en raison de l'impossibilitĂ© d'HervĂ© Moreau Ă  assurer sa prise de rĂ´le avec AurĂ©lie Dupont, distribution qui devait faire l'objet d'une captation. Ce sont finalement Agnès Letestu et JosĂ© Martinez qui, chargĂ©s de six spectacles, ont Ă©tĂ© filmĂ©s. Ces deux Étoiles ont comme Ă  l'accoutumĂ©e donnĂ© une superbe dĂ©monstration de style, de technique et de charme, dans ce ballet crĂ©Ă© en 1986 et qui rĂ©siste bien au temps.

    Autre couple vedette puisqu'il s'agit d'une transposition du conte dans le Hollywood des années 1930, Émilie Cozette et Mathieu Ganio y effectuaient des prises de rôles, assurant la relève de la toute nouvelle génération. Émilie Cozette, danse facile, ample, fort jolie personne aussi, y a gagné ses galons d'Étoile, promotion bien méritée. Mathieu Ganio, à la danse impeccable et au physique idéal pour ce rôle de jeune premier de cinéma, parviendra certainement à caractériser son personnage de manière plus personnelle.

    Il suffisait de regarder Manuel Legris qui, aux côtés de Delphine Moussin, dansait les deux derniers spectacles après avoir aussi assuré les premiers à la place d'Hervé Moreau, pour voir tout ce que l'on peut tirer d'un rôle comme celui-ci. Fabuleux d'éclat technique, avec une énergie incroyable et une joie de danser intacte, Legris paraît à chaque instant concerné par ce qui se passe, impose une dynamique et un élan à tout le spectacle. Un danseur toujours incomparable. Avec son talent tout en finesse, son charme et sa technique élégante, Delphine Moussin reste la touchante et brillante Cendrillon qui lui valut sa nomination d'Étoile en 2005.

    Stéphanie Romberg, Laëtitia Pujol (les deux soeurs) et Christophe Duquenne (le professeur) / © Laurent Philippe

    Mais Noureev avait imaginé bien d'autres rôles d'Étoiles que ceux des deux principaux héros. En 1986, les deux méchantes soeurs étaient les très grandes ballerines Isabelle Guérin et Monique Loudières, la Marâtre Georges Piletta, le professeur de danse Jean-Pierre Franchetti et le producteur Michael Denard. De quoi faire rêver, d'autant que Sylvie Guillem et Charles Jude créaient les deux rôles principaux. Donc tous ces personnages qui entourent les héros sont dotés de chorégraphies très particulières, difficiles techniquement ou dramatiquement.

    Les deux soeurs ont de multiples prouesses comiques à accomplir qui exigent une grande virtuosité doublée d'un solide sens de l'humour. La Marâtre doit danser souvent sur pointes, le Producteur exécute un numéro d'imitation de Groucho Marx et ainsi de suite. Aujourd'hui, tous ces rôles sont tenus indifféremment par des danseurs appartenant à tous les échelons de la hiérarchie.

    Ainsi a-t-on vu en Marâtre aussi bien l'Étoile José Martinez – irrésistible et terriblement à l'aise sur pointes – que le premier danseur Stéphane Phavorin – composition très réussie également – ou le quadrille Éric Monin – tout en subtilité et en humour bien dosé. Chez les soeurs, au duo très brillant, Laetitia Pujol et Stéphanie Romberg – Étoile et Première Danseuse – ont succédé avec un égal bonheur et une magnifique maîtrise technique à Laure Muret et Géraldine Wiart – Sujets – et Mélanie Hurel et Fanny Fiat – Première Danseuse et Sujet.

    Côté Producteur, Wilfried Romoli reste d'une présence difficilement égalable dans tous les registres du rôle et Karl Paquette impose un physique hollywoodien et une danse rigoureuse à tous égards. Reste le professeur de danse aux apparitions épisodiques mais importantes et épineuses. Christophe Duquenne, Premier Danseur, Gil Isoart et Mallaury Gaudion y ont virevolté avec élégance et abattage.

    Et il faudrait aussi citer tous ceux et celles qui sont intervenus dans les intermèdes des Saisons et de la recherche du soulier au dernier acte. Un mention particulière quand même pour la cohorte des garçons, très sollicités, tant dans la scène du bal que dans les cavalcades athlétiques du dernier acte, particulièrement spectaculaires et précises.

    L'orchestre a défendu avec foi la splendide partition de Prokofiev elle aussi pleine de difficultés de tous ordres. Avec la formidable réussite du spectacle Robyn Orlin et en attendant la Fille mal gardée version Ashton qui entre au répertoire comme ultime spectacle de la saison, on doit constater que c'est une compagnie en parfait ordre de marche et à la hauteur de sa réputation qui va s'embarquer pour les antipodes.




    Palais Garnier, Paris
    Le 10/05/2007
    GĂ©rard MANNONI

    Série de représentations de Cendrillon de Noureev à l'Opéra de Paris.
    Cendrillon
    chorégraphie : Rudolf Noureev
    musique : Serge Prokofiev
    décors : Petrika Ionesco
    costumes : Hanaé Mori
    Ă©clairages : Guido Levi
    Orchestre de l'Opéra national de Paris
    direction : Koen Kessels

    Avec les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l'Opéra national de Paris.

     


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