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L'ACTUALITE DE LA DANSE 07 aoűt 2020

Bandonéon, de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, Paris.

Pina Bausch par elle-mĂŞme
© Bettina Stöß

Grand messe annuelle avec deux programmes cette saison, Pina Bausch prend ses quartiers au Théâtre de la Ville. Répertoire et création, la Grande Dame de Wuppertal attire et passionne toujours autant son public, en présentant cette fois une reprise de Bandonéon, qui nous replonge dans les premières oeuvres de la chorégraphe, celles des années 1980.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 05/06/2007
Vincent LE BARON
 



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  • Dès la sortie du mĂ©tro et plus que pour tout autre spectacle Ă  l'affiche au Théâtre de la Ville, les pancartes demandant des places Ă  vendre abondent. Dès la prise d'abonnement, Ă  cette pĂ©riode pour l'annĂ©e suivante, les rĂ©servations pour Pina Bausch affluent, moment particulier dans la saison, parfois raillĂ© mais jamais dĂ©laissĂ©.

    Pina Bausch – avec son Tanztheater de Wuppertal – ne cultive résolument pas la notion de répertoire, à la différence de bien des chorégraphes illustres. Privilégiant la création, le spectacle vivant, mouvant, elle rechigne habituellement à reprendre ses pièces mais consent parfois quelque exception. Ainsi Bandonéon, créée en 1980, nous replonge dans l'atmosphère de ses premières oeuvres, telles son fameux Café Müller.

    Le propos, résolument autobiographique, nous transporte dans un café allemand d'après-guerre. Le décor illustre parfaitement cette atmosphère désolée, affiches de boxeurs et portemanteaux désolés, sans misérabilisme mais avec une grande sobriété. Lentement les danseurs se placent sur scène, les hommes d'abord, les femmes ensuite. Cette année, Pina a fait appel à nombre de ses anciens compagnons de route, Dominique Mercy ou bien encore Lütz Förster, une familiarité avec les interprètes qui convient à l'univers autobiographique de ce Bandonéon. Élevée et surveillée dans le café familial, la Dame s'est façonnée et inspirée à partir des clients rencontrés en ces lieux.

    Dominique Mercy se déshabille mais pour Pina Bausch, jamais gratuitement, il enfile un tutu romantique détourné, entame quelques exercices de base de danse classique. Avant Wuppertal et la danse-théâtre, la chorégraphe étudiait effectivement la danse classique, notamment avec Tudor à New York. Les évocations de l'apprentissage de cet art de la discipline témoignent du carcan que constitue pour elle ce vocabulaire astreignant.

    Comme dans chacun de ses spectacles, le programme comporte deux parties, un enchaînement de saynètes plus ou moins comiques. Dans un théâtre surchauffé, certaines figures très lascives laissent un souvenir fort et sensuel. La chorégraphe conserve une extraordinaire capacité à caster des artistes uniques, typés et à la personnalité attachante. Comment ne pas se réjouir d'une année sur l'autre de retrouver la très belle Nazareth Panadero, avec son accent espagnol à couper au couteau ?

    Le public communie toujours autant. Les applaudissements peut-être un peu marqués ne manquent pas de sincérité et avec plus de deux heures trente de spectacle, la satiété l'emporte. Les plus gourmands pourront attendre la semaine suivante pour la création du millésime : Vollmond.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 05/06/2007
    Vincent LE BARON

    Bandonéon, de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, Paris.
    Bandonéon
    chorégraphie : Pina Bausch

     


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