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L'ACTUALITE DE LA DANSE 30 mai 2020

Vollmond de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, Paris.

La démonstration de Pina
© Laurent Philippe

Après la rigueur de Bandonéon, regard vers le passé, Pina Bausch propose avec Vollmond un travail plus sobre, moins lyrique que ses créations des dernières années. Une manière de démontrer que la grande chorégraphe maîtrise toujours autant les très subtiles mécanismes de son langage propre, quand elle veut.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 18/06/2007
Gérard MANNONI
 



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  • Tous ceux qui reprochaient à Pina Bausch le lyrisme de ses dernières grandes pièces comme Nefès, Ten Chi ou même Rough cut devraient être satisfaits. Dans Vollmond, point de débordements d'images ni d'effets de masse. Un travail serré, concis, qui reprend en une suite de petites scènes alternant avec de plus longs passages dansés les éléments principaux de ce que l'on peut appeler le langage scénique de la chorégraphe.

    Un gros rocher signé Peter Pabst, c'est-à-dire un personnage à part entière, omniprésent, obsédant, beaucoup d'eau, des costumes on ne peut plus Bausch, une douzaine de danseurs, anciens et nouveaux, et la machine se met en route, de façon presque trop méthodique, comme une sorte de catalogue.

    Il y a les petites agressions physiques, pas trop sado-maso cette fois, les étreintes frénétiques, les jeux, d'eau et de corps, les phrases hors contexte qui surgissent périodiquement, tout cela comme des citations, pour dire « je sais toujours faire ça aussi Â». Et puis, entre ces brefs moments de pur Tanztheater, il y a de somptueux élans de pure danse, plus développés, magiques, bouleversants à l'occasion, montrant que l'énergie des danseurs est intacte et toujours aussi fabuleuse, toutes générations confondues.

    Quelques mouvements collectifs, également, surtout vers la fin, avec ces gestes d'une souplesse irréelle parfaitement synchronisés, sans oublier les étonnantes remontées à la nage du fleuve qui traverse le plateau, ni les feux d'artifices aquatiques magnifiquement éclairés quand les danseurs jettent de grands seaux d'eau sur le rocher.

    Des interprètes fabuleux

    C'est donc souvent très beau, mais dans l'ensemble moins lyrique que ces dernières années. Les interprètes sont fabuleux, comme d'habitude, même si chacun, et en particulier les grands anciens, comme Dominique Mercy ou Nazareth Panadero, montrent un peu un best of de leurs spécialités. Mais qui s'en plaindrait ? Cette qualité de travail sur le corps et le visage reste unique à notre époque.

    Y a-t-il vraiment un fil rouge au spectacle ? Ce n'est pas certain. La pleine lune n'est-elle pas le moment de toutes les folies, celui où les loups garous se transforment, celui où remontent nos pulsions les plus secrètes ? Une belle occasion pour une introspection pas forcément très cartésienne.




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 18/06/2007
    Gérard MANNONI

    Vollmond de Pina Bausch au Théâtre de la Ville, Paris.
    Vollmond (Pleine lune)
    mise en scène et chorégraphie : Pina Bausch
    décor : Peter Pabst
    costumes : Marion Cito
    collaboration musicale : Matthias Burkert, Andreas Eisenschneider
    musique : Armon Tobin, Alexander Balanescu

    Avec les danseurs du Tanztheater Wuppertal

     


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