altamusica
 
       aide













 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Reprise du Lac des cygnes de Tcha√Įkosvki dans la chor√©graphie de Ra√ļl Candal avec Julio Bocca au Teatro Col√≥n, Buenos Aires.

Merci Luli !

Julio Bocca se retirera définitivement de la scène le 22 décembre, à quarante ans. C'est donc la période des adieux. Et quoi de mieux pour dire au revoir à son public que d'organiser, avec le Teatro Colón, une série de représentations du Lac des cygnes dans une salle de concert pouvant accueillir près de 3000 personnes ?
 

Teatro Colón, Buenos Aires
Le 23/09/2007
Arthur RICHER
 



Les 3 dernières critiques de danse

  • Le ravissement de Raymonda

  • Lam√©, le corps

  • Solde de tout conte

    [ Tout sur la danse ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Certes, du fond de la salle en haut, on ne voit pas grand-chose des d√©tails, mais avec des prix tr√®s accessibles, cela permet √† un large public d'acc√©der au ballet, dans ce pays o√Ļ les √©crans situ√©s sur les quais de m√©tro diffusent r√©guli√®rement des extraits de ballets et d'op√©ras.

    Une semaine de repr√©sentations, accompagn√© de la premi√®re danseuse du Royal Ballet Opera, Alina Cojocaru, ainsi que des premiers danseurs et du Corps de Ballet du Ballet Estable del Teatro Col√≥n. Le Lac des cygnes est pr√©sent√© dans une chor√©graphie de Ra√ļl Candal, d'apr√®s Marius Petipa et Lev Ivanov. Il ne fallait donc pas s'attendre √† une r√©volution. D'ailleurs c'e√Ľt √©t√© une erreur, car l√† n'√©tait pas l'objet de ces spectacles.

    En effet le Corps de Ballet n'est pas extraordinaire : un manque de coordination, une technique mal ma√ģtris√©e, de gros probl√®mes d'alignement, et ce sont la plupart des ensembles qui perdent de leur superbe. √Ä noter tout de m√™me un regain de forme dans le deuxi√®me acte, les cygnes faisant preuve d'une gr√Ęce remarquable. On remarquera aussi un pas de quatre prometteur, malheureusement g√Ęch√© par un alignement et un centrage incertains. Dommage, car le rythme y √©tait !

    Les d√©cors sont √† oublier au plus vite. Mais que peut-on faire de mieux dans une salle de concert de ce type, plus √† m√™me de recevoir les Rolling Stones ou The Police ¬Ė comme tr√®s r√©cemment ¬Ė qu'un ballet ? Peut-√™tre rester sobre quand on n'a pas les moyens de faire dans le grandiose. Les costumes sont tr√®s in√©gaux, le Prince noir s'emm√™lant les bras dans son habit vert et les courtisans ressemblant plus √† une bande de troubadours, alors que les cinq princesses du deuxi√®me acte sont par√©es de tutus rayonnants tr√®s r√©ussis.

    L'orchestre assure et même un peu plus, avec une harpe et des bois extraordinaires, sans nouveauté bouleversante dans l'interprétation, sous la direction du jeune chef Carlos Calleja, plein d'énergie. Mais qu'importe, ce soir, on est venu voir Julio Bocca. Et le public l'a fait savoir. À chaque entrée en scène, une ovation s'élève des gradins : cris, applaudissements, flashs, tout y passe. Chaque sortie, chaque geste technique est l'occasion de remettre ça. Peu importe qu'il semble peu en forme, l'important est de le remercier pour tout ce qu'il a donné, la fierté de voir un compatriote les représenter sur les plus grandes scènes mondiales.

    En soi, sa performance de ce soir est in√©gale. Un premier acte pass√© tranquillement, sans trop briller. Mais un premier tableau du deuxi√®me acte tout juste √©blouissant : si le corps ne suit pas forc√©ment, la technique est l√†, la joie de donner encore et encore √† son public aussi. Mais quel deuxi√®me acte ! Quelle puissance, quelle ma√ģtrise dans le solo et les pas de deux, le public ne s'y trompe pas et couvre litt√©ralement l'orchestre de ses cris. Il est aussi admirablement accompagn√© par une Alina Cojocaru discr√®te, a√©rienne, efficace, resplendissante. C'est en grande partie gr√Ęce √† elle que le ballet se tient. Un couple id√©al pour un tel spectacle.

    Que dire de l'hommage rendu aux saluts ? Standing ovation, flashs malgré l'interdiction de photographier, puis le rideau se ferme à moitié et un écran descend. Pendant dix minutes, des extraits vidéo des plus grands succès de Julio Bocca, tant dans le classique comme avec Don Quichotte que dans la comédie musicale, comme avec Fosse en 2000 à Broadway. Enfin, une série de photos le montrant avec les plus grands : Rostropovitch, Piazzola, Béjart ou encore
    Lady Di et Claudia Schiffer. Puis le rideau s'ouvre à nouveau sur un Julio Bocca en peignoir et chaussons, heureux, jouant avec le public, faisant quelques pas, agitant les bras comme un enfant.

    Ce soir, on n'a rien r√©volutionn√©, on a assur√©. Mais un public nombreux, populaire et enthousiaste, a pu dire ¬ę Gracias Luli ! ¬Ľ, et repartir heureux de l'avoir vu une derni√®re fois. C'est tout ce qu'on demandait.




    Teatro Colón, Buenos Aires
    Le 23/09/2007
    Arthur RICHER

    Reprise du Lac des cygnes de Tcha√Įkosvki dans la chor√©graphie de Ra√ļl Candal avec Julio Bocca au Teatro Col√≥n, Buenos Aires.
    Le Lac des Cygnes, ballet en un prologue, deux actes et quatre tableaux
    chor√©graphie : Ra√ļl Candal, d'apr√®s Marius Petipa et Lev Ivanov
    musique : Piotr Illitch Tcha√Įkovski
    mise en scène : Gaston Joubert
    costumes : Production Teatro Colón
    éclairages : José Luis Fioruccio

    Ballet Estable del Teatro Colón
    directeur artistique : Ra√ļl Candal

    Asociación de Profesores de la Orquesta Estable del Teatro Colón
    direction : Carlos Calleja

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com