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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Cher Ulysse, de Jean-Claude Gallotta, au Th√©√Ętre national de Chaillot, Paris.

Un Ulysse de trop ?
© Guy Delahaye

Est-il positif de revenir tant de fois sur un th√®me, ou m√™me seulement sur un titre ? Encombr√©e par une bande son m√©diocre, voire mauvaise, cette quatri√®me approche d'Ulysse par Jean-Claude Gallotta laisse assez perplexe au Th√©√Ętre national de Chaillot, malgr√© une chor√©graphie tr√®s tonique et des danseurs superbes.
 

Th√©√Ętre national de Chaillot, Paris
Le 12/10/2007
Gérard MANNONI
 



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  • Pas facile de revenir avec un Ulysse tout neuf apr√®s le souvenir laiss√© au moins par les deux spectacles de l'Op√©ra de Paris. On comprend l'esprit dans lequel Gallotta a sans doute voulu tenter une quatri√®me approche, car c'est un habitu√© de cette pratique : ne pas laisser les pi√®ces vivre toutes seules en les abandonnant sous une forme fig√©e √† jamais, continuer √† construire sur ce qui existe d√©j√†. Cela peut donner de bons r√©sultats. Il l'a montr√©. Mais cela ne marche pas forc√©ment non plus √† tous les coups.

    Ici, il ne s'agit pas de regretter les fastes de l'Opéra, la scène de la Bastille, la qualité unique des interprètes, la possibilité d'avoir commandé une partition à Jean-Pierre Drouet. La déception de ce nouvel Ulysse ne tient pas à la mise en oeuvre de moyens scéniques et musicaux moins luxueux. Les danseurs sont excellents, enthousiastes, expressifs, en un mot parfaits. Le dépouillement de la scénographie était presque identique à la Bastille. Et puis, on le sait bien, l'ampleur des moyens utilisés n'a rien à voir avec la réussite artistique profonde d'un travail.

    À preuve, cette bande son très pauvre, peu expressive, souvent agressive et répétitive, inutilement truffée de petits bouts de textes, et qui semble tellement être là parce qu'il en faut bien une, qu'elle est presque sans cesse en contradiction avec la vie, l'originalité, la construction de la chorégraphie. Bref, elle gêne, alors qu'en d'autres cas, une bande son peut être une réussite à elle seule, sans besoin d'un grand orchestre.

    La chorégraphie, on l'aura compris, est loin d'être inintéressante ou ennuyeuse à regarder, mais que nous dit-elle de plus ? Assez absconse, elle se réfère sur certains points aux Ulysse précédents, dans l'ampleur et le déploiement des ensembles, dans la manière dont tout à coup un personnage ou un couple, voire un trio, s'isole miraculeusement dans une vie autonome, dans cette dominante du blanc, dans la nature de la lumière.

    Mais elle incarne peut-√™tre un cheminement trop intime du chor√©graphe, un rapport trop personnel avec son oeuvre pour qu'on puisse ais√©ment le suivre, lui embo√ģter le pas, se sentir concern√©. On a l'impression que le titre, les r√©f√©rences, nous √©garent volontairement sur de fausses pistes et, tr√®s vite, on ne sait plus tr√®s bien o√Ļ on en est. Ce genre de malice n'est pas inhabituel non plus chez Gallotta, mais cette fois, on reste un peu √† la porte. Dommage, car, il y a vraiment de belles id√©es chor√©graphiques et des danseurs de grande qualit√©.




    Th√©√Ętre national de Chaillot, Paris
    Le 12/10/2007
    Gérard MANNONI

    Cher Ulysse, de Jean-Claude Gallotta, au Th√©√Ętre national de Chaillot, Paris.
    Cher Ulysse
    chorégraphie et mise en scène : Jean-Claude Gallotta.
    musique : Strigall
    éclairages : Marie-Christine Soma
    costumes: Jacques Schiotto, assisté de Marion Mercier

     


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