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L'ACTUALITE DE LA DANSE 06 juin 2020

Devolution, de Garry Stewart, par l'Australian Dance Theatre au Théâtre de la Ville, Paris.

La transe et le robot
© Chris Herzfeld

Inattendu et original, ce Devolution de Garry Stewart par l'Australian Dance Theatre au Théâtre de la Ville propose un intéressant jeu de contrastes et d'alliances entre corps humains et robots, même si le terme de chorégraphie est assez discutable. Une belle idée, réalisée avec rigueur, mais un peu gâchée par une bande son carrément laide.
 

Théâtre de la Ville, Paris
Le 14/11/2007
Gérard MANNONI
 



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  • Même si l'on peut estimer que le travail corporel des danseurs de l‘Australian Dance Theatre relève ici davantage de l'art du cirque, de l'acrobatie, on ne peut qu'admirer la vigueur physique, l'engagement absolu et la précision millimétrée de ces artistes musclés et chevelus.

    Vêtus à la barbare, à l'exception d'une unique séquence nue et au demeurant très belle, ces corps se jettent en scène comme des pierres, surgissent là où ne les attend pas, se heurtent, s'accouplent, s'escaladent, se chevauchent, se frôlent, chutent violemment de mille manières, tout cela à très grand vitesse, avec une énergie grisante.

    Une sorte de transe permanente où les muscles saillissent, les chevelures volent et tourbillonnent, les bras s'enroulent autour des corps, bref où le corps humain déploie ses possibilités les plus extrêmes comme une provocation ou une invite pour les robots qui peu à peu se mêlent au jeu.

    Et ils sont magnifiques, ces robots, gigantesques ou au ras du sol, descendant des cintres ou arrivant du lointain, majestueux ou sautillants, clignotants ou aveuglants, renonçant d'emblée à rivaliser avec les contorsions des humains mais trouvant vite à affirmer leur originale présence.

    Des projections très personnalisées aussi permettent de scander le spectacle
    et sans doute aux danseurs de souffler un peu. Bref, même si cela est parfois répétitif, même si l'on peut discuter sur la qualification de chorégraphie de ce travail, on suit cet étrange rituel avec intérêt, d'autant qu'il est réalisé à tous égards avec le plus parfait professionnalisme.

    Bien sûr, il ne s'agit pas d'un univers à l'eau de rose, mais ne pouvait-on jouer la carte de l'agression sonore avec une bande son moins laide que celle-ci ? On est maintenant habitué à sortir de la plupart des spectacles de danse avec les oreilles détruites, mais quand aux décibels s'ajoute une franche laideur, c'est trop !

    Et que l'on n'avance pas des arguments du type « chacun ses goûts Â». Il existe une laideur objective, indiscutable et inutile, ici surtout. Si c'est involontaire, c'est bien dommage. Si c'est volontaire, c'est une erreur !




    Théâtre de la Ville, Paris
    Le 14/11/2007
    Gérard MANNONI

    Devolution, de Garry Stewart, par l'Australian Dance Theatre au Théâtre de la Ville, Paris.
    Devolution
    concept et mise en scène : Garry Stewart, développés par Garry Stewart et Louis-Philippe Demers
    chorégraphie : Garry Stewart et les danseurs de l'Australian Dance Theatre.
    robotique et éclairages : Louis-Philippe Demers
    film : Gina Czarnecki
    son : Darrin Verhagen
    dramaturgie : Anne Thompson

     


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