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L'ACTUALITE DE LA DANSE 01 juin 2020

Reprise de Signes de Carolyn Carlson et Olivier Debré à l’Opéra de Paris.

Les derniers Signes de Kader Belarbi
© Icare

Marie-Agnès Gillot et Kader Belarbi

Avec cette reprise à la Bastille du splendide ballet Signes de Carolyn Carlson qu’il créa en 1997 avec Marie-Claude Pietragalla, Kader Belarbi fait ses adieux à l’Opéra de Paris, atteint par l’âge de la retraite des Étoiles. Le spectacle et le danseur, pour l'avenir duquel on ne se fait aucun souci, ont toujours le même impact.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 07/07/2008
GĂ©rard MANNONI
 



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  • C’est avec Marie-Agnès Gillot qui y reçut elle aussi la consĂ©cration que Kader Belarbi danse les derniers Signes de sa carrière d’Étoile. Signes est un ballet qui a marquĂ© l’histoire de la danse contemporaine, par la collaboration magique de Carolyn Carlson, d’Olivier DebrĂ© et de RenĂ© Aubry auteur de la musique, par la qualitĂ© de ses interprètes et par les nombreux prix qui l’ont couronnĂ©, Benois de la Danse pour Carlson et Pietragalla, Victoire de la Musique pour RenĂ© Aubry. Aujourd’hui, le triomphe public est toujours au rendez-vous.

    Des Signes du sourire à la Victoire des signes, les sept tableaux déroulent l’implacable beauté de leurs couleurs, de leurs formes, de leur chorégraphie, mondes étranges aux frontières du purement visuel et du spirituel, où la démarche de la philosophe-chorégraphe s’inspire de celle du peintre, en création commune avec le musicien. Comme au premier jour, Kader Belarbi habite l’œuvre avec toute l’intelligence qui a marqué l’ensemble de carrière.

    Étoile très Opéra de Paris, certes, mais aussi Étoile pas du tout comme les autres. Belarbi a toujours mené une réflexion personnelle sur son art et sur tout ce qui peut le nourrir. La peinture en particulier l’a toujours fasciné, a toujours fait partie de sa vie. La création chorégraphique devait forcément le séduire et il y a connu de vrais et incontestables succès. Il compte d’ailleurs bien désormais s’y consacrer davantage, avec même plusieurs projets en tête.

    Nommé Étoile en 1989 avec l’Oiseau bleu de la Belle au bois dormant, il a depuis tout dansé, les classiques comme les contemporains : Petipa, Noureev, Balanchine, Petit ou Béjart, comme Robbins, Kylian, Taylor, Forsythe, Maguy Marin, Larrieu, Kéléménis, Duboc ou même le baroque avec le Bach Suite 2 de Francine Lancelot qu’il a fait sien.

    Une grande, riche, belle carrière bien complète et diversifiĂ©e, couronnĂ©e comme chorĂ©graphe Ă  l’OpĂ©ra mĂŞme avec ses Hauts du Hurlevent qui font partie dĂ©sormais du grand rĂ©pertoire maison. Typique de l’OpĂ©ra et de l’École française, et en mĂŞme temps atypique, Kader restera comme un artiste complet, gĂ©nĂ©reux, positif, reprĂ©sentant parfait lui aussi de cette « gĂ©nĂ©ration dorĂ©e Â» dont il ne reste plus guère maintenant que Manuel Legris en activitĂ© pour quelques mois encore.

    Il s’étonne si on lui dit que l’on ne se fait aucun souci pour son avenir : « Pourquoi tout le monde me dit cela ? Â». Tout simplement, Kader, parce qu’un artiste comme toi a forcĂ©ment encore mille choses Ă  nous raconter, mille idĂ©es pour nous Ă©mouvoir, nous faire rĂŞver, nous Ă©merveiller. On le sait très bien !

    Comme d’habitude, Marie-Agnès Gillot a déployé aussi les fastes de sa très forte personnalité, avec une danse large, profonde, signifiante à chaque instant, magnifiée encore par sa beauté. Et tout le Corps de Ballet mérite des louanges pour son investissement qui lui permet d’allier rigueur et poésie. Rappelons enfin le splendide travail d’éclairages de Patrice Desombe, fondamental pour créer le climat particulier de l’œuvre, mettre en valeur les corps et les couleurs, donner vie et relief à chaque tableau.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 07/07/2008
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise de Signes de Carolyn Carlson et Olivier Debré à l’Opéra de Paris.
    Signes
    chorégraphie : Carolyn Carlson
    décors et costumes : Olivier Debré
    musique : René Aubry
    Ă©clairages : Patrice Desombe

    Avec Marie-Agnès Gillot et Kader Belarbi, danseurs Étoiles et le Corps de Ballet de l’Opéra national de Paris.

     


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